Devises : L’euro descend sous 1,30 dollar

Devises : L’euro descend sous 1,30 dollar

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Alors qu’il faisait du surplace depuis la veille autour de 1,3070 dollar, l’euro est descendu brusquement sous 1,30 dollar autour de 15h00 GMT, s’enfonçant ensuite jusqu’à 1,2912 dollar vers 17h00 GMT, son plus bas niveau depuis le 11 janvier.

A la même heure, l’euro a, par ailleurs, plongé jusqu’à 100,72 yens, à son plus bas niveau depuis plus de 10 ans face à la devise nippone.

«Les inquiétudes persistantes sur la zone euro pèsent, et à l’ouverture des marchés américains, on a vu les investisseurs fuir de concert les actifs jugés risqués, dont l’euro, au profit des valeurs refuges que sont le dollar et le yen», a indiqué à l’AFP Mark Deans, responsable du courtage de la société financière MoneyCorp.

Selon les analystes, il était toutefois difficile d’identifier des facteurs déclenchants spécifiques.

Certains craignent que la Banque centrale européenne, qui a annoncé la semaine dernière un prêt massif de près de 490 milliards d’euros à plus de 500 établissements financiers de la zone euro, «puisse se trouver à court de munitions alors même que la crise des dettes souveraines s’aggrave» et que les Etats européens auront à emprunter des sommes considérables sur les marchés début 2012, a avancé Kathleen Brooks, analyste de Forex.com.

En outre, une rumeur de marchés faisait état mercredi d’un «désengagement massif de l’euro de la part d’une importante banque d’investissement suisse, et dans le volume d’échanges d’aujourd’hui, un rien suffit à faire plonger le marché», a poursuivi Mme Brooks.

De fait, les volumes d’échanges sont extrêmement faibles depuis le début de la semaine, alors que de nombreux investisseurs sont absents pour les fêtes, ce qui accentue toutes les fluctuations du marché et exacerbe les décisions des opérateurs encore présents.

«D’autant que ces derniers sont en train d’ajuster leurs positions pour la fin du mois et la fin de l’année», a relevé Deans.

Par ailleurs, le franc succès d’une émission obligataire en Italie n’est pas parvenu à rasséréner les opérateurs sur la situation du pays.

Sous forte pression, le Trésor italien est parvenu à placer pour 9 milliards d’euros de titres de la dette sur six mois à un taux en très forte baisse.

«Cela laisse penser à des interventions de la BCE sur le marché obligataire car on ne voit pas bien qui est prêt en ce moment à investir sur la dette italienne», et toute éventuelle intervention de la BCE est souvent interprétée comme une preuve de la gravité de la crise, estimait Mme Brooks.

Autre facteur d’inquiétude: entre mardi et mercredi, les banques ont déposé 452 milliards d’euros auprès de la BCE, un montant record, ce qui témoigne selon les analystes de leur réticence à se prêter de l’argent entre elles, semblant préférer «sécuriser» les fonds prêtés la semaine précédente par l’institution de Francfort.

«La nervosité des marchés ne se dissipera pas jusqu’à demain, puisque le Trésor italien prévoit une nouvelle émission jeudi, cette fois d’obligations à dix ans, qui sera très surveillée», a conclu Mark Deans.

L’Italie devrait continuer de focaliser l’attention des investisseurs: selon le quotidien Corriere della Sera, le pays devra trouver 450 milliards d’euros en 2012, dont la moitié dans les quatre premiers mois de l’année, un véritable défi.

Par MAP _________

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