PARTAGER

La DGSN lance une grande opération de recrutement de policiers de divers grades. Sauf que ces concours constituent une rupture avec ce qui se faisait avant et à tous les niveaux.

Dès demain 6 mai, les dépôts de dossiers sont ouverts pour le recrutement de 5100 policiers de divers grades. Il s’agit d’un besoin de 3570 gardiens de la paix, 1040 inspecteurs, 300 officiers de paix et 100 commissaires. La fin de dépôt des dossiers est pour le 20 mai, alors que les concours auront lieu le 10 juillet.

Inhabituelle par le grand nombre des futures nouvelles recrues, cette opération présente d’autres inédites caractéristiques.

L’annonce des concours est d’abord faite à grande échelle et non plus sur quelque support presque clandestin. Une campagne sera lancée sur les médias publics et l’annonce a déjà été postée sur le portail de la Fonction publique.

Il s’agit, au fond, de couper la route à toute forme de clientélisme et en finir avec le bouche à oreille qui caractérisait ce genre d’opérations.

Mieux encore, Abdellatif Hammouchi veut du sang neuf, mais surtout des compétences. C’est dans ce sens que le concours est ouvert aux cadres de haut niveau, à condition de ne pas avoir dépassé 30 ans pour toutes les catégories et 35 ans pour les commissaires, devant par ailleurs être licenciés en droit ou lauréats de l’Ecole nationale d’administration option gestion administrative.

Cette transparence sera accompagnée par une refonte des modalités de concours et une commission scientifique va arrêter les thèmes des examens.

Quant à la correction des épreuves, ce ne sera plus l’apanage que de la DGSN. Un partenariat avec les Universités a été établi à cette fin au lieu de confier la tâche aux seuls cadres de la DGSN.

Cette opération de recrutement et les nouvelles conditions qui l’entourent témoignent du souci de modernisation de la nouvelle hiérarchie de la DGSN.

Commentaires