DIALOGUE SOCIAL EN MODE BENKIRANE

DIALOGUE SOCIAL EN MODE BENKIRANE

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Et des nouveautés, il y en a , à l’heure où le chef de l’exécutif boucle ses premières concertations. Auparavant, il aura fait un premier geste de conciliation en recevant les syndicats un par un pour écouter leurs doléances et revendications, alors qu’au départ, il voulait les recevoir tous en même temps. Un geste qui a valeur de symbole pour la suite puisque suite il y aura.

Mais le premier ministre a insisté dès l’ouverture de ce round sur la nécessité de l’aborder différemment en soulignant  » qu’il fallait y aller avec un nouvel esprit qui correspond à la nouvelle étape que connait le Maroc « . De même, il a prévenu que ce dialogue social ne devait pas se limiter aux seules revendications des syndicats. Or ces derniers n’ont que ces dernières à la bouche et n’en démordent pas pour les répéter inlassablement tous syndicat confondus: l’augmentation des salaires, les avancements de grades, l’amélioration des conditions de travail,la réforme des retraites, les aides à la scolarisation des enfants, la taxation des hauts revenus ou bien la promulgation de la loi syndicale avant la loi sur la grève, très chère et très attendue par le patronat.

C’est également la pierre angulaire de ce dialogue social dans la mesure où son adoption ou son rejet par les syndicats déterminera le cour des négociations appelées à durer et à comporter plusieurs pierres d’achoppement. Les syndicats veulent tester Benkirane sur ses intentions réelles avant de passer à l’épreuve de force. Tous ont au moins un point en commun, la certitude chevillée au corps, que le chef de l’exécutif est un homme qui donne l’impression d’être ouvert au dialogue en attendant de se montrer prêt à délier les cordons de la bourse. Or Benkirane ne donne aucun signe susceptible de se traduire par une nouvelle augmentation des salaires en se basant sur celles que son prédécesseur avait accordé avant son départ. Ceci pour la simple raison que les caisses de l’état sont vides et que le patronat y est ouvertement hostile.Pour leur part, les syndicats tiennent à rappeler qu’ils ne sont pour rien dans cette crise et que c’est au gouvernement d’en assumer l’entière responsabilité, tout en excluant tout renoncement à leur cahier revendicatif. Déjà, une partie de leurs bases parmi les fonctionnaires ont préconisé de boycotter ce dialogue social qu’ils qualifient de stérile et sans visibilité aucune.

Pour l’instant, les deux parties continuent de se regarder en chiens de faience alors que les premières grèves ont déjà eu lieu pour annoncer la couleur. A coup sûr, l’avenir ne sera pas rose.

Jalil Nouri pour actu-maroc.com _________

 

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