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La famille « B » de Rabat qui croyait tout savoir sur l’état plus que lamentable des hôpitaux publics allait vivre un véritable cauchemar après avoir été victime d’un accident de la route sur la rocade de l’autoroute menant de Casablanca à Rabat après une promenade dominicale en famille.
La virée allait vite se transformer en début de soirée, en un cauchemar dès l’arrivée de l’ambulance, plutôt un véhicule utilitaire d’une saleté repoussante. Ce n’était qu’un avant-goût de ce qu’attendait les blessés, sans trop de gravité fort heureusement, mais en état de choc sérieux. A l’arrivée à l’hôpital « Bouafi » de Casablanca, récemment remis à niveau pourtant, ils découvrent un bâtiment délabré et sanitairement peu accueillant, que le ministre de la santé devrait visiter pour voir comment l’argent du contribuable est dépensé en pure perte.

Le meilleur est à venir.

La médecin de permanence a déclaré aux accidentés que les radios et les scanners ne fonctionnent plus après 18 heures et qu’il est préférable d’aller ailleurs, chose qu’elle prouve en ne prenant pas la peine d’ausculter les blessés de la famille « B » au nombre de cinq se contentant de leur prescrire à distance, derrière son bureau sans même les toucher, des radios et des scanners, sans vérifier la gravité de leur état.
A voir un tel manque de responsabilité aggravé par l’état d’abandon d’un autre accidenté à la tête fracassée gisant dans son sang, la famille en question a vite compris que son salut ne viendrait que de son admission dans une clinique privée, avec la conviction que l’argent versé par les citoyens à l’état ne leur permettrait pas d’être soignée un jour dans un état public, tout comme ses enfants ne peuvent espérer recevoir un enseignement de qualité que dans des écoles privées.

Mais où va donc cet argent des contribuables?

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