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Le royaume continue à progresser dans le fameux classement Doing Business, publié par la Banque mondiale. Le Maroc, qui se positionne désormais à la 68e place parmi 190 économies, a pu améliorer son classement au niveau de plusieurs indicateurs, mais les défis restent grands pour quelques points comme le règlement de l’insolvabilité et l’obtention des prêts. Le point sur les avancées mais aussi les lacunes.

Le Chef de gouvernement entamera son nouveau mandat avec une bonne nouvelle ayant trait à l’environnement des affaires. Le Maroc a pu continuer sa montée dans le classement de l’édition du Doing Business 2017, fraîchement bouclée, alors que plusieurs pays reculent. Le royaume passe du 75e rang en 2016 sur 189 pays au 68e en 2017 parmi 190 économies. Il se place premier en Afrique du Nord, troisième parmi les pays du continent africain après l’Île Maurice (49e rang) et le Rwanda (56e) alors qu’il était sixième en 2016.

Le royaume occupe la 4e place au niveau de la région MENA derrière les Émirats arabes unis (26e rang), le Bahreïn (63) et le Sultanat d’Oman (66e). Le royaume a pu cette année devancer plusieurs pays comme l’Afrique du Sud (74e), la Tunisie (77e), la Zambie (98e), le Ghana (108e), l’Égypte (122e), l’Algérie (156e), le Qatar (83e), l’Arabie saoudite (94e), le Koweït (102e) et la Jordanie (118e). Néanmoins, au-delà du classement, c’est plutôt l’analyse du développement de la compétitivité nationale par rapport aux autres pays qui s’avère de la plus haute importance.

Le Maroc fait mieux que plusieurs pays qui étaient bien classés au cours des dernières années et il pourrait réaliser un saut remarquable durant les années à venir dans l’environnement des affaires à condition de redresser la barre en ce qui concerne certains indicateurs où il est encore à la traîne. À cet égard, une grande responsabilité incombe à l’administration publique en matière d’accélération de la mise en œuvre des réformes répondant aux standards internationaux. Le temps est compté tant sur le plan législatif qu’opérationnel.  L’idée n’est pas de mettre en place des mesurettes pour uniquement gagner des points dans le classement, mais le royaume est appelé à mettre en place des réformes durables ayant un impact sur l’entreprise. Plusieurs actions ont été déjà mises en place au cours des dernières années, les enjeux étant de taille. En tout cas, le Maroc a su évoluer au niveau de plusieurs indicateurs, mais il peut mieux faire. Le Comité national de l’environnement des affaires (CNEA) semble conscient de l’ampleur des défis.

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