Donald Trump sur l’immigration: « Nous avons affaire à des animaux »

Donald Trump sur l’immigration: « Nous avons affaire à des animaux »

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Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump s’en est longuement pris jeudi aux immigrés représentant à ses yeux une menace terroriste sur le territoire américain, citant plusieurs pays à majorité musulmane lors d’un meeting de campagne.
Donald Trump sur l'immigration: "Nous avons affaire à des animaux"
« Des centaines de milliers de réfugiés, qui viennent des territoires et des pays les plus dangereux de la terre, n’est-ce pas? Il faut mettre fin à cette pratique », a-t-il déclaré à Portland, dans le Maine, dans le coin nord-est des Etats-Unis.

« Nous laissons entrer des gens qui viennent de pays terroristes et qui ne devraient pas en avoir le droit, car nous ne pouvons pas les contrôler », a-t-il dit. « Nous ne savons rien d’eux, cela pourrait être le plus grand cheval de Troie de tous les temps ».

L’homme d’affaires a recours depuis l’année dernière à l’image du cheval de Troie pour dénoncer l’accueil de réfugiés syriens aux Etats-Unis. Mais il s’en est pris jeudi à une plus grande catégorie d’immigrés venant principalement de pays à majorité musulmane, prenant le temps d’énumérer des cas particuliers recensés sur une feuille.

Donald Trump a cité l’affaire d’un étudiant marocain arrêté aux Etats-Unis pour un projet d’attentat, puis le cas d’un réfugié ouzbek –butant au passage sur le mot– poursuivi pour avoir cherché à former des recrues à la fabrication de bombes. « Nous avons affaire à des animaux », a dit Donald Trump. Le candidat a également évoqué les arrestations ou condamnations de personnes originaires de Syrie, de Somalie, d’Afghanistan, des Philippines, d’Irak, du Pakistan et du Yémen. Il a rappelé l’existence d’une filière djihadiste au sein de la communauté somalienne du Minnesota, et regretté que les Etats-Unis aient accueilli comme réfugiés les frères Tsarnaev, responsables de l’attentat du marathon de Boston en 2013.

« Vous avez le choix entre être intelligent, rusé et dur ou être très, très bête et aveugle », a déclaré Donald Trump. « Hillary Clinton veut en accueillir par centaines de milliers », a-t-il assuré à ses partisans.

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