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Le candidat en tête de la course des primaires républicaines pour la présidentielle américaine de 2016, Donald Trump, a appelé lundi dans un communiqué à un arrêt des entrées des musulmans aux Etats-Unis.

« Donald Trump appelle à l’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux Etats-Unis jusqu’à ce que les élus de notre pays comprennent ce qui se passe », écrit son équipe de campagne dans un communiqué intitulé « Communiqué de Donald Trump pour empêcher l’immigration musulmane ».

Sa proposition intervient moins d’une semaine après la fusillade de San Bernardino, en Californie, dans laquelle un Américain musulman d’origine pakistanaise a tué, avec son épouse pakistanaise, 14 personnes, dans ce que le FBI considère désormais comme une attaque terroriste et une possible auto-radicalisation.

Donald Trump affirme que de nombreux musulmans entretiennent de la « haine » pour les Américains. « D’où vient cette haine, et pourquoi, nous devrons le déterminer. Jusqu’à ce que nous soyons capables de déterminer et de comprendre ce problème et la menace dangereuse qu’il représente, notre pays ne peut pas être victime d’attaques horribles de la part de gens qui ne croient qu’au djihad et n’ont aucun respect pour la vie humaine », déclare le candidat républicain.

Son équipe de campagne précise à l’agence AP que sa proposition concerne à la fois les immigrants et les touristes souhaitant se rendre aux Etats-Unis. Trump n’indique pas, en revanche s’il bloquerait la réentrée aux citoyens américains musulmans, ni comment il compte vérifier la religion de chaque personne.

Après les attentats de Paris, Trump avait appelé à bloquer l’accueil des réfugiés et va aujourd’hui plus loin dans sa rhétorique. « Donald Trump dissipe tous les doutes : il fait campagne pour la présidence en tant que fasciste démagogue », a par exemple écrit Martin O’Malley, un candidat démocrate.

La Maison Blanche, elle, a également critiqué la proposition de Trump. «C’est totalement contraire à nos valeurs en tant qu’Américains», a déclaré sur CNN Ben Rhodes, proche conseiller du président Barack Obama. «Le respect de la liberté de religion est inscrit dans notre Déclaration des droits (Bill of Rights)», a-t-il souligné. La veille, Obama s’était adressé aux Américains, expliquant que Daesh n’agissait «pas au nom de tous les musulmans».

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