Droits de la femme : L’expérience du Maroc présentée à Istanbul

Droits de la femme : L’expérience du Maroc présentée à Istanbul

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Parmi les facteurs de force du Maroc, c’est qu’il s’est engagé, de façon très précoce, sur la voie de la promotion des droits des femmes, à travers des réformes majeures :

- Code de la famille ;
- Lutte contre la violence à l’égard des femmes ;
- Promotion des femmes dans les postes de responsabilité et de décision.

L’expérience marocaine dans le domaine du renforcement des droits de la femme et de l’amélioration de la condition de la gent féminine a été présentée lors de la Conférence sur «le changement dans les sociétés musulmanes et le rôle de la femme», qui s’est tenue vendredi et samedi à Istanbul, à l’initiative de l’Union parlementaire des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI).

Ahmed Hajji, qui a représenté la Chambre des conseillers marocaine à cette conférence de deux jours, a mis l’accent sur les étapes franchies par la femme marocaine sur la voie de l’amélioration de sa condition et la consolidation de son rôle sur les scènes politique, économique et sociale.

La femme marocaine a pénétré des sphères autrefois hermétiques à la gent féminine. Elle est désormais parlementaire, ministre, chef d’entreprise, ambassadrice et même conseillère de S.M. le Roi Mohammed VI, a rappelé Hajji, présentant, dans ce cadre, les grandes lignes du code de la famille, qui place le Maroc parmi les pays qui ont franchi des pas importants dans le domaine du renforcement des droits de la femme.

Stratégie nationale de l’équité et de l’égalité
Le Maroc a accumulé une riche expérience en matière d’amélioration des conditions de la femme, qui a été renforcée et soutenue par la nouvelle Constitution, adoptée en juillet dernier, a noté Hajji, membre du bureau de la Chambre des conseillers.

Le parlementaire a souligné plus particulièrement les efforts déployés par le Royaume pour garantir l’égalité des sexes et lutter contre toutes les formes de discrimination, dont l’adoption du code de la nationalité, la gendarisation des budgets publics et l’amélioration de la scolarisation de la petite fille.

Il a appelé, dans ce cadre, l’ensemble des parlementaires et responsables des pays arabo-islamiques à redoubler d’efforts et à coopérer ensemble pour mettre en place des mécanismes efficients visant à promouvoir la participation de la femme dans les conseils élus pour garantir une représentativité équitable des femmes dans les instances chargées de la gestion de la chose publique, aussi bien au niveau national que local.

Les délégations des conseils parlementaires islamiques prenant part à cette conférence ont manifesté un intérêt particulier à cette expérience, a indiqué Hajji dans une déclaration à MAP-Istanbul.

Hajji, qui était accompagné de Tourya Lahmam, conseillère juridique à la Chambre des conseillers, a indiqué qu’il a eu, en marge de cette conférence, des contacts fructueux avec plusieurs parlementaires de pays arabo-islamiques, comme il a rencontré la ministre turque de la Famille et des Politiques sociales, Fatma Sahin, à laquelle il a remis des documents sur la nouvelle Constitution, le code de la famille et les mesures entreprises au Maroc en faveur de la femme.

Les participants à cette conférence de deux jours se sont penchés sur des sujets variés ayant trait notamment aux mécanismes nationaux de l’approche genre et les expériences des pays islamiques dans ce cadre, au renforcement de la démocratie à travers la participation politique de la femme, aux droits de la femme dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord et à l’«Islam et la démocratie».

Ils ont recommandé la création à Istanbul d’un institut régional chargé du suivi et de la promotion de l’approche genre dans les pays membres de l’OCI, appelant par là même à la conjugaison des efforts pour promouvoir la participation des femmes aux différents centres de décision et lutter efficacement contre toutes les formes de violences et de discrimination contre les femmes dans les sociétés musulmanes et les préjugés sur la femme musulmane.

La séance d’ouverture de cette conférence a été marquée par la présence du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, de son épouse Emine, et de son vice-Premier ministre, Arinç Bulent, ainsi que du secrétaire général de l’OCI, Ekmeleddine Ihsanoglu, et du ministre turque de la Famille et de la Politique sociale, Fatma Sahin.

Par MAP_________________________

 

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