DSK face à ses accusateurs : un premier round capital

DSK face à ses accusateurs : un premier round capital

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Coupable ? Non coupable ? A 15h30, heure de Paris, Dominique Strauss-Kahn va devoir abattre aujourd’hui sa première carte devant la cour criminelle de l’Etat de New York : dire s’il plaide « guilty » or « not guilty ».

S’il opte pour la seconde solution, la plus plausible, il y aura bien un procès DSK, à l’issue duquel il espère obtenir un acquittement. L’audience s’annonce rapide, dix minutes environ, a prévenu le juge Michael Obus, qui devrait la présider. Elle va pourtant conditionner toutes les suites de l’affaire et poser les bases du calendrier judiciaire des prochains mois. Jusqu’alors défense et accusation s’étaient lancées dans une gigantesque partie de poker menteur par médias interposés.

Bien qu’aucune preuve ou élément de défense n’ait encore été communiqué, chaque camp a fourbi ses armes, distillant les petites phrases comme autant de coups de griffe donnés à la partie adverse. Les premiers « peuvent prédire » que leur client sera « relaxé », comme le fanfaronnait hier encore sur M 6 l’avocat de DSK. Les seconds, eux, laissent entendre que les charges sont confondantes. Ni les uns ni les autres ne devraient en dévoiler plus aujourd’hui. La défense de l’ex-homme fort du FMI va donc devoir se prononcer « à l’aveugle ». Mais ce premier round judiciaire permettra tout de même aux forces en présence de se jauger, tout en gardant quelques « coups » en réserve. En coulisses, les investigations se poursuivent. Au-delà de la vérité sur les événements qui se sont déroulés le samedi 14 mai dans la suite 2806 du Sofitel, c’est un match à coups de millions de dollars qui se joue.

Face aux 500 hommes du procureur de New York, DSK dispose d’une brigade d’enquêteurs privés pilotée par l’un des avocats les plus brillants de sa génération, Benjamin Brafman. Leur mission principale : sonder la vie intime, apparemment sans taches, de Nafissatou Diallo, l’employée du Sofitel, victime présumée de Dominique Strauss-Kahn. « Une femme qui mérite notre respect et a la totale confiance de notre communauté », martèle l’un des chefs de file des Guinéens de New York. Placée sous la protection de la police new-yorkaise, Nafissatou vit en recluse et ne devrait pas assister à l’audience. Quelle que soit sa décision, DSK, lui, restera assigné dans sa luxueuse résidence du quartier de TriBeCa. A tout moment, y compris pendant l’éventuel procès à venir, ses avocats et lui pourront interrompre la procédure en plaidant coupable et en négociant avec le procureur.

LeParisien.fr_______________________

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