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La CGEM, la confédération patronale marocaine qui siège désormais et pour la première fois dans la deuxième chambre du parlement a voulu frapper les esprits et montrer son attachement au principe de la parité homme-femme, en mettant en course pour la présidence de cette institution législative, une de ses conseillères, plus connue dans le monde de la communication événementielle et de la musique, Neila Tazi, très connue pour être la co-fondatrice du festival des « Gnawas » d’Essaouira mais également pour assumer la responsabilité de la communication au sein du patronat marocain.

Bien qu’elle n’ait aucune chance de remporter la présidence de la chambre des conseillers qui, en toute logique, doit revenir à un parti politique, la CGEM, également dirigée par une femme en la personne de Myriam Bensalah Chaqroun, a voulu montrer l’exemple en faisant participer une femme dans la course à la présidence, alors que rien ne la prédispose à cette fonction. Ne maitrisant ni la langue arabe classique en usage sous la coupole de cette institution ni les rouages du parlement et sans expérience politique, Neila Tazi et les patrons qui la soutiennent semble plutôt motivés par une opération de communication pour faire du bruits autour de leur entrée à la deuxième chambre et de montrer leur engagement pour le respect du principe de l’égalité entre les hommes et les femmes. La suite des événements montrera la semaine prochaine au moment de l’élection du président de la chambre des conseillers, si ce coup médiatique a eu l’effet escompté.

Par Jalil Nouri

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