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Le parquet général a de nouveau requis la validation des enregistrements dans l’affaire des deux journalistes maîtres-chanteurs, Laurent-Graciet.

La justice française se prononcera le 16 février sur la recevabilité d’enregistrements-clé dans l’affaire de deux journalistes français poursuivis pour chantage à l’égard du roi du Maroc, ont annoncé jeudi les parties.

A l’audience jeudi devant la chambre de l’instruction, qui s’est tenue à huis clos, le parquet général a de nouveau requis la validation des enregistrements malgré une décision de la Cour de cassation du 20 septembre dernier.

Catherine Graciet, 42 ans, et Eric Laurent, 69 ans, ont été mis en examen (inculpés) pour chantage et extorsion de fonds. Les journalistes ont réclamé 3 millions d’euros pour abandonner la publication d’un livre censé gêner le Maroc.

« Il n’appartenait pas aux enquêteurs d’interdire au plaignant, ni même de le dissuader, de recourir à des enregistrements, dont l’illégalité était justifiée par l’état de nécessité », a estimé l’avocat général dans son réquisitoire écrit, dont l’AFP a eu connaissance.

L’avocat général a ajouté que l’argument des journalistes sur « la prétendue déloyauté de la preuve » devait être « écarté ».

Me Eric Dupond-Moretti, un des avocats du royaume du Maroc, a répété que « les policiers ont été observateurs et pas acteurs. Ils n’ont pas équipé Naciri (avocat) d’un matériel d’agent secret. »

La cour d’appel de Reims (nord-est) rendra sa décision le 16 février.

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