ECONOMIE : Des perspectives en dents de scie pour 2011

ECONOMIE : Des perspectives en dents de scie pour 2011

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Si l’on en juge par le dernier rapport sur l’état de l’économie et des finances du pays présenté au souverain au titre du bila de l’année 2010, il faut retenir les éléments saillants suivants: La saison agricole, ce que l’on savait déjà, s’en est bien sortie l’année écoulée avec une valeur ajoutée en hausse de 5%, le système bancaire a largement profité des facilités de la banques centrale en ressources financières , le commerce extérieur du pays continue, lui à être handicapé par des insuffisances d’ordre structurel alors que la politique des grands chantiers initiée par le souverain semble avoir donnée tous ses fruits pour constituer même la panacée à des secteurs qui, comme l’emploi ou les investissements extérieurs ne rêvaient pas d’une telle aubaine pour afficher des chiffres aussi prometteurs et des courbes aussi éloquentes.

Si l’économie mondiale se dirige vers un relatif redressement entouré de risques potentiels de rechute, les fondements économiques du Maroc restent positifs et inchangés alors que l’on semble avoir été épargné par l’ouragan de la crise et la récession qui a ébranlé bien des pays occidentaux. Mais attention semblent avertir certains experts qui restent prudents face à une situation qui tout en ayant été marquée pendant le premier semestre de l’année 2010 par des éléments encourageants, semble aujourd’hui présenter des signes d’essoufflement pour le temps qui nous sépare de 2011.

Pour ester dans l’optimisme ambiant, relevant au passage que la production céréalière dépasse de loin les objectifs attendus bien que l’on se dirige vers des exportations en masse les prochains mois. Notons également que les secteurs de l’immobilier, du textile et du tourisme tirent leur épingle du jeu. Si par conséquent les turbulences de la zone euro, principale partenaire du royaume ne rejaillissent pas trop sur nos agrégats, le taux de croissance de 4% croissance devrait être atteint au titre de l’année 2010 comme le prévoient par ailleurs les institutions financières internationales qui ne cachent pas leur certitude de le voir guère inchangé en 2011.
Des différents constats fournis par plusieurs sources, il ressort que la vulnérabilité de  l’économie marocaine, reste intimement liée à la nécessité du renforcement de la compétitivité du tissu productif et de la lancinante question du gap ou déséquilibre dans les échanges commerciaux.

Il faut à présent espérer que la reprise mondiale s’accélèrera effectivement afin de favoriser une dynamique au niveau de la demande interne et de donner un coup de fouet aux exportations, aux transferts d’argent et des investissements extérieurs qui favoriseront une meilleure balance des paiements pour aller dans les prochains moins vers une meilleure situation économique, bien que nous ne soyons pas parmi les plus mal lotis et les grandes victimes de la crise mondiale dont on sort timidement mais pas sûrement, il faut le croire.

Jalil Nouri

 

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