Egypte: Moubarak transféré de sa prison vers un hôpital militaire

Egypte: Moubarak transféré de sa prison vers un hôpital militaire

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M. Moubarak, condamné en juin à perpétuité pour la répression du soulèvement populaire contre son régime qui a fait quelque 850 morts, avait déjà été brièvement hospitalisé le 19 décembre pour subir un scanner du crâne après s’être blessé en tombant dans sa douche en prison.

L’ancien président, 84 ans, devra retourner à la prison de Tora, dans la banlieue sud du Caire, une fois le traitement terminé, selon cette source qui n’a pas donné plus de précision.

La santé de M. Moubarak, un tabou sous sa présidence, est sujette à de nombreuses spéculations et informations contradictoires depuis sa démission sous la pression d’une révolte populaire en février 2011.

Tout au long de son procès, il était apparu devant les juges allongé sur une civière, enfermé dans un box grillagé, loin de l’image de dirigeant courtisé sur la scène internationale et redouté à domicile, qu’il avait été autrefois.

Le 19 juin, l’agence officielle Mena avait annoncé qu’il était « cliniquement mort », une information démentie par des sources médicales qui avaient assuré qu’il s’agissait d’un coma. Plusieurs sources ont ensuite évoqué une nette détérioration de l’état de santé du président déchu après sa condamnation et son incarcération dans la prison de Tora. Des sources de sécurité ont fait état de dépression aiguë, de difficultés respiratoires et d’hypertension.

De nombreux Egyptiens soupçonnent le sujet d’être instrumentalisé pour susciter de la compassion envers l’ancien dirigeant ou pour lui ménager un traitement de faveur, et beaucoup estiment que l’homme appartient de toute façon au passé.

En mars 2010, alors qu’il était encore en exercice, il avait été hospitalisé en Allemagne pour une ablation de la vésicule biliaire et le retrait d’un polype du duodénum.

Les deux fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal, sont également détenus pour des accusations de corruption. Plusieurs autres hauts responsables de son régime sont aussi détenus ou poursuivis.

AFP

 

 

 

 

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