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Après quelques jours de vacances comme ses ministres, mais pas tous, le chef du gouvernement est de retour cette semaine dans son bureau pour affronter une rentrée chargée qui charrie dans son sillage de nombreux points d’interrogation.
Dans l’obligation de présenter, avec du retard, le bilan des 100 premiers jours de son mandat, un bilan, avouons-le, très maigre, pour frapper les esprits, El Othmani a déjà la tête ailleurs en pensant non seulement aux chantiers législatifs, mais en parallèle à l’avenir de sa coalition, qui n’est pas certaine de rester aux affaires en l’état.
Le rapport commandé par le roi pour définir les responsabilités dans la crise du Rif n’a toujours pas livré ses conclusions pour dire qui restera et qui partira parmi les ministres concernés qui ont été privés de vacances et qui restent susceptibles à tout moment de quitter le gouvernement et ébranler, avec leur départ, l’échafaudage fragile de cette coalition.
Gêné aux entournures de son action par une frange de son parti du PJD qui attend le moindre accroc pour le faire descendre de son piédestal et remettre en selle en l’imposant, un Abdellah Benkirane toujours persuadé de retrouver son poste dont il a été évincé. Autant dire qu’El Othmani marche sur des œufs ébréchés ce qui ne fera que retarder encore plus son action et celle de son gouvernement.

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