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« Si notre parti le souhaite, je suis prêt à démissionner. » C’est par cette phrase choc que le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani a surpris toute l’assistance venue l’écouter à un forum de la jeunesse estudiantine de la formation du PJD, dont une partie demande toujours la sortie du gouvernement.Dans le contexte politique actuel et à la lumière des réactions enregistrées au dernier discours du trône dans lequel le roi avait ouvertement critiqué l’action du gouvernement précédent et l’actuel tous deux dirigés par le parti islamiste, il faut croire que ce débat n’est pas de pure forme uniquement et que la déclaration d’El Othmani exprime tout haut ce que toute sa formation pense tout bas à savoir qu’au moindre remaniement imposé au PJD, il faudra qu’il en tire les conclusions qui se doivent et présenter sa démission à qui de droit, quatre de ses ministres étant dans le collimateur de la commission d’enquête sur les défaillances dans la conduite des grands chantiers de la région du Rif. La phrase d’El Othmani prend également tout son sens au moment où sa majorité gouvernementale prend de l’eau de toutes parts dont les observateurs politiques font porter la responsabilité au même El Othmani qui se voit acculé à la défensive en attendant les sanctions qui pourraient valoir leurs postes à sept membres de son équipe, chose qui handicaperait et compromettrait lourdement son début de mandat qui débute sous les plus mauvais auspices.

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