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La journée du mardi 25 juillet restera à oublier pour le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani qui devait répondre aux questions orales devant le parlement, un exercice difficile et périlleux qu’il n’a pas pour habitude d’apprécier car ne disposant pas de talent d’orateur ni de bretteur comme son prédécesseur Abdelilah Benkirane.

La prestation a été marquée par un flux incessant d’interpellations sur la délicate question de la pénurie d’eau qui frappe une trentaine de localités à travers le pays et qui a relégué au second plan la crise du Rif. Mal préparées, les réponses du chef du gouvernement n’ont guère convaincu les députés qui ont montré un certain plaisir à titiller El Othmani sur des points de détail, sachant qu’ils avaient réussi, par leurs questions sur le sujet, étant plus proches de la réalité de la situation de pénurie d’eau, à le désarçonner pour le placer sur la défensive, et le pousser à bredouiller des approximations et des imprécisions.

Le chef du gouvernement a de plus en plus de mal à convaincre et à cacher sa maladresse dans la communication à chaque fois qu’il est appelé à prendre la parole devant une assistance, au parlement ou dans les meetings partisans.

En ce qui concerne le sujet explosif du jour, les habitants des zones touchées par la grave pénurie d’eau attendront que le gouvernement veuille bien trouver les solutions adéquates et urgentes pour mettre fin à leur calvaire.

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