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Pour ce premier round de négociations menées par le nouveau chef de gouvernement désigné du PJD, Saad Eddine El Othmani, dont les résultats doivent être présentés devant la direction de sa formation, tout parait être mis en œuvre pour éviter les dérapages et les phrases qui heurtent les susceptibilités, comme si l’intéressé donnait l’impression de marcher sur des œufs. Sourire de rigueur pour tout le monde et même traitement d’égal à égal pour tous, l’ensemble des interlocuteurs invités à le rencontrer, estiment d’une même voix que tout plaide pour une conclusion de ses négociations plus tôt que prévu quoiqu’en dira la base de son parti et son état-major, traduisez par là qu’il y aura des choix douloureux à faire.
Le premier à payer le prix de ce virage reste sans doute Nabil Benabdellah et son parti du PPS qui avaient réussi un rapprochement contre-nature avec les islamistes et qui se voyaient dans le futur gouvernement pour le deuxième ticket du PJD. Benkirane n’étant plus là pour défendre l’ancien parti communiste, el Othmani pourrait se sentir les mains libres pour le sacrifier en raison de son faible nombre de députés au parlement pour convaincre l’USFP qui frappe aux portes, de ne pas insister pour rejoindre son équipe.Ses deux problèmes étant résolus, un coup d’accélérateur est désormais possible et une issue favorable plus rapidement que prévu.

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