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Le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmanie et son prédécesseur Abdelilah benkirane, sont toujours à fleurets mouchetés, le premier pour continuer à recevoir des attaques du second, et le second à ruminer son éviction du gouvernement et sa perte de leadership dans son parti.

El Othmani vient de lancer une nouvelle diatribe, en affirmant publiquement que les relations avec le roi son désormais à l’apaisement, traduisons par là, qu’elles ne l’étaient pas avec Benkirane, ce qui attendait d’être confirmé par une source aussi autorisée que celle d’El Othmani. Deux jours auparavant, avait dégainé, alors que tout est entrepris au sein de sa formation pour lui interdire de prendre la parole de peur qu’il n’aille loin de ses attaques, il a sorti l’artillerie lourde en s’en prenant aux ministres qui l’auraient « trahi » en allant rejoindre son successeur pour faire partie de l’actuel gouvernement, malgré ses mises en garde, ce qui n’est pas franchement un signe de bonne entente au niveau de l’état-major de la formation islamiste.

Il est clair que ces attitudes sont de bonne guerre et entrent dans la mise en bouche du déroulement du prochain congrès du Pjd qui s’annonce aussi bien déterminant pour son avenir qu’explosif, avec des risques de départs en grand nombre et y compris de scission

Par Jalil Nouri

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