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Contrairement à ses promesses de renflouer la caisse de retraite des parlementaires de la première chambre actuellement en cessation de paiement, le chef du gouvernement, Saad Eddine, continue à faire la sourde oreille aux demandes désespérées de cette institution pour renflouer ses caisses et lui éviter une perte de crédibilité et un coup fatal à son image à l’échelon international, cette perte étant consommée au niveau national. Ce sont près de1000 députés qui se trouvent dans une première fournée sans revenus et sans retraite variant entre 6000 et 15 000 dhs en fonction de l’ancienneté et qui se trouvent ainsi remerciés pour avoir fait confiance à une caisse qui n’a pas su prendre les devants à temps. Le sauvetage promis par El Othmani après s’être engagé à injecter 3 milliards de dhs afin d’éponger le déficit n’aura pas lieu car en revenant sur sa parole, il s’est justifié à travers son porte-parole, pour estimer qu’il s’agissait d’une question interne au parlement et qu’en raison des de la conjoncture financière délicate du pays, il lui était impossible de mobiliser ces ressources. L’annonce de l’arrêt du versement qui est tombé comme un couperet et le refus de la présidence de la première chambre d’assurer le remboursement des cotisations des parlementaires concernées par cet abus de confiance promettent des développements judiciaires, les députés lésés s’étant constitués en comité de défense de leurs intérêts.

Par Jalil Nouri

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