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Le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, s’est enfin exprimé sur les contestations qui déstabilisent la région du Rif depuis des mois, en estimant qu’il avait de la peine pour la tournure prise par les événements et le nombre croissant de blessés qui gonflent les bilans tout en préciser que la loi devait primer par dessus tout dans ce climat de tension. Si El Othmani a tenu à briser le silence c’est bel et bien parce que le roi a pris l’initiative dans le règlement de cette crise qui se prolonge dangereusement et parce que des voix prépondérantes au sein de son parti du PJD, s’élèvent de plus en plus pour demander le retrait de leur formation du gouvernement; sachant que cette crise leur sera de toute manière fatale.
Même si la partie s’annonce difficile pour sa crédibilité et celle de son gouvernement, El Othmani garde toujours une carte majeure à jouer à laquelle il commence à faire allusion à demi-mots, c’est la responsabilité entière de son prédécesseur et frère ennemi, Abdelilah Benkirane, dans ce qui se passe dans la région du Rif. Il est donc très probable que la formation islamiste, dont il est toujours chef du congrès national, qui s’apprête à ouvrir un large débat sur ce dossier des manifestations du Rif, n’opte pour une position tranchée pour échapper à une reddition des comptes devenue incontournable. Benkirane dirige toujours le PJD et son éviction n’étant toujours pas digérée, il pourrait bien profiter de cette situation pour la retourner en sa faveur avec des manœuvres dont il a le secret, pour que son successeur El Othmani,

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