EL Ouafa: remplacer la compensation par les aides directes une erreur

EL Ouafa: remplacer la compensation par les aides directes une erreur

359
0
PARTAGER

« L’idée de supprimer la compensation et de la remplacer par les allocations directes au profit des ménages modestes aurait été une grave erreur, mais la réforme de la politique de soutien des prix est un processus irréversible », a assuré le ministre qui été l’invité du Club de l' »Economiste ».

« Laisser les choses en l’état constitue un danger pour les finances publiques », a averti M. El Ouafa, relevant que la hausse des cours internationaux des matières premières entraîne des dépenses de compensation jusqu’à un tiers des recettes fiscales.

Il a rappelé, dans ce cadre, l’annonce de la réduction progressive de la subventions du gasoil 50 PPM, de 2,5 DH/litre actuellement à 0,80 DH/L à la fin de l’année. Avec ces décisions, environ 77 % de la charge de compensation destinée aux produits pétroliers sera économisée, soit environ 16,2 milliards de dirhams (MMDH), alors que le reste (4,8 MMDH) est constitué par le fuel spécial utilisé par l’Office national de l’eau et de l’électricité, les briqueteries et les usines de céramique, a-t-il précisé.

Concernant les mesures d’accompagnement annoncées par le gouvernement au profit des industriels sur le fuel oil n 2, El Ouafa a indiqué qu’aucune entreprise de production de briques et céramiques n’a pu produire de bilans financiers. « Le gouvernement veut soutenir ces activités, mais sur la base de données chiffrées vérifiables », a-t-il prévenu.

« Le problème reste entier pour les grands et petits taxis, où les bénéficiaires d’agréments, les seuls opérateurs connus de l’administration, se refusent à constituer leur dossier dans la mesure où c’est le chauffeur qui paie le carburant », a-t-il fait savoir.

En revanche, la question a été réglée avec les transporteurs en commun des voyageurs, en particulier le transport urbain, a assuré le ministre, notant que la même démarche progressive sera appliquée pour une éventuelle décompensation partielle du sucre qui, pour l’instant, « n’est pas à l’ordre du jour », dans l’attente des conclusions de l’étude approfondie sur la cartographie de la consommation pour cibler les bénéficiaires.

Sur les onze premiers mois de 2013, la charge de compensation du sucre a atteint 3,26 MMDH, où l’essentiel de cette dépense a profité au sucre produit à partir des plantes sucrières, soit 3,15 MMDH.

 

 

Actu-maroc.com

 

Pour rejoindre la page facebook de votre journal actu-maroc.com, d’autres informations vous attendent, aimez la page en cliquant sur le lien ci-après: https://www.facebook.com/pages/Actu-Maroccom/107076616014235?ref=ts&fref=ts

Actu-maroc.com ____________________________

Commentaires