Election : menace de boycott par l’opposition

Election : menace de boycott par l’opposition

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Faisant bloc contre le pouvoir en place, l’ensemble des partis de l’opposition menacent de ne pas participer aux travaux de la commission centrale des élections en dénonçant une non-conformité vis-à-vis des textes de loi.

L’opposition formée par l’ensemble de l’Istiqal, le PAM, l’USFP et l’UC ont communiqués d’être mis d’accord sur le sujet lors de la réunion effectuée ce mercredi 11 février à Casablanca. Durant cette réunion, ils ont établis un constat d’aucun fondement juridique et de non-respect de la Constitution du document constitutif de la commission centrale et des commissions régionales et locales. Mais également du fait que tout cela ne cadre pas avec les hautes orientations royales tout en insistant sur la nécessité du respect des lois en vigueur.

De ce fait, ces partis ont formellement interdits à leurs représentants de prendre part aux réunions où ils seront convoqués car ils dénoncent ainsi de graves régressions et atteintes aux acquis démocratiques et constitutionnels. La déclaration faite par ces partis dénonce une menace contre « la stabilité du pays et les espoirs de progrès sur la voie de la consolidation de l’édifice démocratique ».

Qualifiée d’attitude « autoritaire » par les partis en question, l’attitude du chef de gouvernement à l’issue de la session parlementaire exerçant « des pressions sur la majorité pour qu’elle change de position » met ce dernier dans la ligne de mire de l’opposition.Il est à noter que les pressions évoquées ici concernent l’incompatibilité de la fonction ministérielle avec celle de président de commune.

Le chef du gouvernement est condamné directement par les leaders de ces partis de l’opposition et qualifient totalement d’immixtion dans les affaires internes des partis et des syndicats son attitude. Une insurrection contre une « dévalorisation » de la pratique politique est également constatée de la part de ces leaders. Ils affirment que cette pratique représente un « abus » alimentant ainsi la désaffection pour la politique et contribuant à détruire tous les efforts de chaque acteur politique.

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