PARTAGER

Surréaliste, ubuesque, incroyable…les adjectifs fleurissent ces jours-ci dans la presse française, pour décrire une situation jamais vécue par le passé.

Appelés à se rendre aux urnes dans moins de deux mois pour élire leur nouveau président, les électeurs français ne savent toujours pas à quelle sauce politique ils seront conviés d’ici là avec deux candidats, tous deux aux prises avec la justice pour des emplois fictifs rémunérés sur le dos du contribuable et qui refusent de se retirer de la course dans une démarche suicidaire qui donne une certaine saveur à cette élection et qui fait le jeu de ka candidature d’un outsider, Emmanuel Macron, ancien ministre socialiste de l’économie dans le gouvernement Hollande et qui se présente sans étiquette, avec de fortes chances de l’emporter alors qu’il était donné perdant au départ et qu’il ne croyait pas en ses chances.

Toutes les cartes ainsi brouillées, cette élection s’annonce comme la plus incertaine et comme la plus grande gifle jamais adressée par les électeurs aux partis politiques traditionnels avec des risques d’un taux d’abstention jamais enregistré dans l’histoire de la cinquième république, alors que la France était annoncée il y a peu comme le pays qui serait dirigée par une femme, d’extrême droite qui plus est pour surfer sur les vagues du populisme ambiant. Mais les « affaires » en ont décidé autrement en programmant ce feuilleton sans pré-annonce.

Commentaires