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« Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais dit » le célèbre
adage du chef du parti islamiste PJD et du gouvernement Abdelilah
Benkirane également président de la commission nationales des
élections du 4 septembre.

Oubliant les valeurs défendues par son parti et dont il se gargarise à
longueurs de discours, il ne cesse, depuis le début du processus
électoral de multiplier les gestes et propos contradictoires qui ne
cessent de désorienter les bases du PJD.

Des élus de la formation islamiste ne comprennent pas que leur premier
dirigeant foule à ses pieds les principes de transparence et de
moralisation de la vie politique, allant même jusqu’à passer des
alliances avec le diable, l’ennemi juré du PAM qu’il descend en
flammes dans les meetings. Les élections des présidents des chambres
professionnelles ont en donné la parfaite illustration quand le parti
islamiste a apporté ses voix au parti du PAM, censé être son premier
rival et récemment traité par le même Benkirane de formation mafieuse
qui devrait être dissoute, selon lui. Très étrange !
Le chef des islamistes du PJD, qui ne cesse de plaider pour
l’assainissement des listes des candidatures, n’a rien trouvé à redire
quand des élus de la région de Meknès ont démissionné pour protester
contre la cooptation de candidats soupçonnés de diriger des débits de
boissons alcoolisées et des salles de paris clandestins en contradiction
totale avec tous les principes défendus par le parti.

Le réveil risque très dur pour le PJD et ses militants au lendemain du 4 septembre.

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