ELECTIONS : LE PJD VEUT DICTER SA LOI

ELECTIONS : LE PJD VEUT DICTER SA LOI

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Suite à des réunions avec le ministre de l’intérieur et à celle de son secrétariat général, le parti de la lampe, sous la conduite d’Abdelilah Benkirane s’est déclaré hostile à la tenue d’élections législatives anticipées en octobre prochain. Tout comme il avait défendu au forceps les principes de « l’identité nationale et le référentiel religieux » pour qu’ils soient inscrits dans la nouvelle constitution en menaçant de la boycotter si leur avis n’était pas retenu, le PJD estime seul  à présent que les conditions ne sont pas réunies actuellement pour la tenue d’élections législatives anticipées. Plus grave encore, il estime que leur tenue menacerait « la stabilité » et  » la quiétude » du pays sans étayer pour autant leurs dires. En fait, certains traduisent cette position en soutenant qu’il ne faut pas aller aux urnes tant que les marches continuent d’être organisées par le mouvement du 20 Février et tant que le climat social n’est pas apaisé. Et le PJD de menacer de se retirer du processus électoral à venir si ses demandes ne sont pas satisfaites.

Pour calmer les esprits, le PJD demande tout d’abord un geste en faveur des détenus salafistes condamnés suite aux attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca ainsi que la libération de quelques détenus d’opinion. Le parti islamiste demande également l’adoption de nouvelles listes électorales avec un vote exprimé sur la base de la carte d’identité CIN  et des changements au niveau de l’administration territoriale et insistent pour la réactivation de la commission nationale de suivi des élections. Pour l’instant le parti d’Abdelilah Benkirane campe sur ses positions et ne compte pas céder d’un pouce estimant qu’il est tout à fait de son droit d’exiger des garanties pour le déroulement des élections surtout en évitant toute précipitation dans leur organisation. Cette situation de blocage, si elle est appelée à perdurer, risque de compromettre le calendrier électoral et institutionnel qui a besoin d’un nouveau parlement et d’un nouveau gouvernement en toute logique.

Les menaces du PJD sont à prendre au sérieux tant leur volonté de faire monter les enchères est manifeste. Se contentant de leur situation actuelle car ne misant pas sur un raz-de-marée en leur faveur lors du prochain scrutin et des perspectives d’alliances incertaines, les responsables du PJD s’échinent à garder toute la classe politique nationale suspendue à leur décision de participer aux élections ou non. Mais pourront-ils réellement courir le risque de boycotter les élections? Là est toute la question.  

 

Jalil Nouri pour actu-maroc.com __________________________

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