PARTAGER
Sans trop y croire à l’exception d’une poignée d’entre eux, pas mois de 50 partis algériens se sont élancés hier dans une course incertaine pour les élections législatives du 4 mai prochain qui interviennent dans une conjoncture économique difficile et sur fond d’agonie du président Bouteflika. Il s’agira de renouveler les 475 députés de l’Assemblée Nationale Populaire mais surtout donner l’image d’un fonctionnement normal des institutions pour répondre aux interrogations venant de l’étranger qui donnent au pays eu de mois à vivre avant que sa situation interne ne vire au chaos.
Une campagne de sensibilisation aux enjeux et à la participation au vote lancée sur les médias publics et la presse ainsi que par voie d’affichage pour écarter tout risque d’un fort taux d’abstention, comme craint par les autorités dont c’est la seule inconnue qui risque de faire capoter le scrutin.
la seule inconnue, car pour le reste, l’on peut dire par avance, que les jaux sont faits et qu’il n’y aura aucune surprise à l’arrivée, puisque le parti présidentiel du FLN est crédité d’une victoire écrasante et qu’il pourra de plus, compter sur un soutien non déterminant de ses alliés traditionnels.
Cette victoire écrasante annoncée bien avant le scrutin est d’ailleurs le repoussoir des électeurs qui explique un taux d’abstentionnisme élevé. Autre caractéristique de ces élections législatives, les mesures desécurité exceptionnelles qui seront mises en place pour garantir un vote normal, enfin façon de parler pour une opération qui reste loin de l’être.

Commentaires