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Alors que la campagne électorale ne bat pas encore son plein, les
inscriptions des candidats sont fréquemment l’occasion pour certains
partis de tirer à boulets rouges sur les walis, gouverneurs et agents
d’autorité leur reprochant d’interférer pour pousser certains à se
présenter sous les couleurs d’une formation au détriment d’une autre
privilégiée.

Le dernier épisode de ces tirs de barrage groupés sont à mettre à
l’actif du parti de l’Istiqlal qui demande le départ du wali de
Béni-Mellal pour être tombé sous cette accusation et n’avoir pas
respecté le principe de strict neutralité que son statut lui impose.

Avant lui, c’était le gouverneur de Benguerir que le parti islamiste
du PJD avait choisi pour mener sa première charge, mais après une
enquête d’une commission du ministère de l’intérieur, le responsable
territorial avait été lavé de tout soupçon. Il n’est pas exclu que de
telles accusations subsistent jusqu’au jour J du 4 septembre prochain,
comme cela est de coutume. Le Maroc s’est affranchi, en comparaison
avec une période récente, de l’intervention des autorités pour changer
le cours du scrutin, depuis les dernières élections de 2011,
considérées comme les plus transparentes de l’histoire du pays et dont
le bon déroulement a été cité en exemple.
Le prolongement aura-t-il lieu en 2015 ?

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