ELECTIONS : LES RME SE FÄCHENT

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La raison à cela est tout bonnement le fait que rien n’a été fait ou envisagé pour leur permettre d’accomplir leur devoir électoral alors que la nouvelle constitution leur en donne le droit et les y encourage. Une grande manifestation est déjà prévue à cet effet pour le 13 novembre prochain à Paris sans qu’elle ait des chances de changer la donne car pour l’instant, aucun dispositif de mise en place de bureaux de vote dans les pays d’accueil n’a été prévu pour la simple raison que la loi organique adoptée tout dernièrement à la chambre des représentants n’a pas prévu cette éventualité. Son article 72 accorde bien un droit de vote mais seulement par voie de procuration ce qui est une autre paire de manches. Pour les associations de RME mobilisés autour de cette cause, cette disposition prête à controverse et est en contradiction avec les articles 17 et 8 inscrits dans la constitution. Ces articles stipulent que :  » Les résidents marocains à l’étranger jouissent des droits de pleine citoyenneté y compris le droit d’être électeurs et éligibles » (article 17). Mais  c’est  » la loi qui détermine les conditions et les modalités de l’exercice du droit de vote et de candidature à partir des pays de résidence  » (art.17).

Certaines associations vont plus loin pour affirmer que  » le vote par procuration constitue une atteinte au principe du droit de vote personnel  consacré par l’article 30 de la constitution  » et qu’il va à l’encontre des principes de discrétion propres à une consultation électorale.
Des collectifs formés pour l’occasion comptent saisir la cour constitutionnelle pour mettre fin à ce qu’ils considèrent comme une injustice flagrante et une atteinte à leurs droits civiques soulignant au passage leur refus d’être considérés comme des citoyens de seconde catégorie. Leur déception et leur acrimonie leur fait porter la responsabilité de cette situation au CMME, le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger qu’ils accusent de n’avoir rien fait lors des négociations du ministère de l’intérieur pour encourager les opérations de vote des marocains de l’étranger et de mobiliser les services du ministère des affaires étrangères bien avance pour que ces opérations puissent se dérouler dans les meilleures conditions possibles comme cela se fait ailleurs. Et cet ailleurs est tout récent et tout proche puisqu’il s’agit de la Tunisie. Ce pays, affirment-ils, a accordé avec succès une grande importance à la représentativité politique de sa diaspora à l’étranger, en termes de vote direct et d’éligibilité en assurant une forte présence de bureaux dans les pays d’accueil.

Si l’on en juge par les efforts de mobilisation des représentants de cette communauté au sein des groupes qui contestent la passivité au passage du gouvernement , l’on peut prédire que ce bras de fer risque de porter de l’ombre aux premiers pas de la nouvelle constitution et des relations qui lient la communauté marocaine établie à l’étranger à son pays d’origine. Le gouvernement, lui, estime que c’est la difficulté technique d’organiser et d’ouvrir des bureaux de vote à travers le monde qui empêche cette opération de vote. Oui mais…comment font les autres serait-on inspirés de répondre.

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