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C’est la grande inconnue des prochaines élections communales et
régionales du vendredi 4 septembre prochain, celle de savoir si les
marocains en age de voter seront au rendez-vous des urnes pour
accomplir avant tout leur devoir de citoyen.

Pour l’heure, c’est la plus grande crainte des pouvoirs publics car il
viendrait discréditer à la fois le processus démocratique dans le pays
et le contenu de la nouvelle constitution, la première sous laquelle
se place le scrutin à venir.

si une vaste sensibilisation au vote a été menée pendant plusieurs
semaines et si le chef du gouvernement reste le seul acteur politique
a multiplié les appels à la participation, il n’en est pas de même
pour les autres chefs de parti qui semblent ignorer l’hypothèse d’une
abstention massive pour se contenter d’appeler les citoyens pour leurs
candidats.

Le premier ministre semble garder un optimisme à toute épreuve en
tablant sur un taux de participation improbable de 75%, surtout si
l’on sait que lors des dernières élections communales ce taux avait
difficilement atteint les 54%. Si c’est encore une fois le cas, il
faudra peut-être songer de remplacer le vendredi comme jour de vote,
comme l’avancent certains, comme pour feindre d’ignorer que si le taux
de participation est bas, c’est avant tout à cause des partis et leur
crédibilité .

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