PARTAGER

De tout temps, le football a été une arme de séduction massive pour
les politiques de tous bords qui ont su en faire un levier des
recrutements des masses au profit des formations politiques surtout en
période électorale avec un résultat garanti.

Dans la phase post-indépendance et bien après, des hommes d’état ont
utilisé ce sport pour consolider leur statut politique et social.
Leurs noms restent gravés dans les anales du foot comme les Dlimi,
Basri, Bouabid ou encore Semlali. Avec les nouvelles générations,
les moyens et les méthodes ont changé avec un reprofilage des élites
qui ont investi les terrains et les clubs. Managers biens formés et riches,
ils estiment que le meilleur moyen et le plus court pour s’attirer le soutien
des électeurs c’est de leu offrir un club professionnel qui gagne des
titres et de l’argent, l’un n’allant pas sans l’autre. Aujourd’hui, il
en résulte que les trois quarts des dirigeants de clubs de foot-balle
les plus en vue ont investi le champs politique avec des visées
électoralistes avec pour effet un mélange à outrance et une
politisation de ce sport.

Il n’y a qu’à voir comment le premier ministre et chef des islamistes
du PJD a placé récemment le football au centre d’une polémique à
caractère partisan pour en déduire que le ballon rond ne sera pas
absent, encore une fois, du scrutin.

Par Jalil Nouri

Commentaires