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À Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), Jean-Claude, 80 ans, et Déborah, 38 ans, se sont vus refuser leur union par l’officier d’état civil de la commune, rapporte Nice-Matin. Celui-ci a suspendu le mariage avant de saisir le procureur de la République, qui a décidé de «surseoir au mariage et de faire une enquête dans le seul but de protéger l’un ou l’autre des conjoints d’un éventuel abus de faiblesse».

Selon lui, la différence d’âge des deux amoureux suscite des doutes sur «la sincérité de leur intention matrimoniale».

D’après Europe 1, le couple a déposé un dossier de mariage le 20 novembre dernier à la mairie. Ils ont été convoqués séparemment une semaine plus tard pour «répondre à des questions» sur leur rencontre et leur relation.

«Nous sommes convoqués dans quelques jours au commissariat pour être entendus, s’indigne l’octogénaire interrogé par Nice-Matin. On a l’impression d’être des criminels».

De son côté, Déborah dénonce les conditions de l’audition en mairie : «On m’a posé des questions sur notre rencontre […] mais aussi des questions très poussées, indiscrètes, voire intimes sur notre vie sexuelle. C’était très gênant» explique t-elle.

Plusieurs arguments jouent en la défaveur de Jean-Claude et Déborah, selon le directeur de cabinet du maire, interrogé par Nice-Matin : la différence d’âge, mais aussi le fait que la jeune femme soit «assistante de personne en fin de vie» et que son fiancé vienne «de perdre sa mère qui vivait à son domicile et dont elle s’occupait». Enfin, les deux amoureux avaient l’intention de «se marier très rapidement, sans que les enfants de la dame en soient informés».

En couple depuis deux ans, Jean-Claude et Déborah, qui affirment s’aimer «d’un profond amour», devront attendre que la justice se prononce sur leur union, ce qui prendra deux mois.

 

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