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Le dernier conseil de gouvernement n’a pas baigné dans l’optimisme puisqu’il a été marqué par plusieurs mises en garde adressées par son chef à son équipe pour l’appeler à la mobilisation devant une épreuve inattendue qui l’attend. Des coups de poignard dans le dos, a-t-il prévenu pourrait venir de son propre camp, le PJD, dont les députés auraient reçu de la part de son rival, Abdelilah Benkirane, pour mener la vie dure à l’exécutif pour le pousser vers une nouvelle crise gouvernementale et un blocage entre les membres de la majorité, histoire de lui rendre coup pour coup les assauts qui ont conduit à sa chute et la perte de son poste.

El Othmani qui n’est pas passé par quatre chemins pour décrire ce climat malsain, donne l’impression de s’attendre à tout moment à un vote-sanction qui déstabiliserait son gouvernement et hypothéquerait son maintien à la tête de celui-ci. Telle une épée de Damoclès, cette menace sérieuse aurait montré un El Othmani fragile et sans voix, montrant à quel point il aura beaucoup de forces pour affronter la rentrée politique dont le point d’orgue restera l’ouverture de la nouvelle année législative le deuxième vendredi d’octobre.Une fois que le gong de rentrée résonnera, les hostilités pourront commencer et la majorité est prévenue que les coups pleuvront, de son propre camp

Par Jalil Nouri

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