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Plusieurs semaines après son élection à la présidence de la France et contrairement à ses promesses de campagne, Emmanuel Macron n’a toujours pas donné son feu vert pour le principe d’une visite dans le royaume pour son premier voyage au Maghreb, comme le faisaient avant lui ses prédécesseurs qui avaient instauré ces visites comme une tradition à perpétuer. une tradition, comme tant d’autres, que le nouveau président s’est mis en tête de revoir et éventuellement de classer pour ceux qui l’ont précédé en vertu de la défense de leurs intérêts politiques et économiques.
Emmanuel Macron se dispensera-t-il de considérer que le pays qu’il dirige est le premier partenaire économique du royaume et que la logique de défense des intérêts de la France, lui dicte de se rendre au plus vite chez son partenaire historique, loin de toute autre considération superflue.
Déjà vexées de ne pas l’avoir vu venir mener campagne au Maroc lui préférant l’Algérie, les autorités marocaines osent espérer que le jeune et nouveau président français, ne s’aventurera pas à revoir les équilibres respectés et maintenus par la diplomatie de son pays lors des gouvernements de gauche et de droite qui se sont succèdés au cours de la cinquième république et qui se sont caractérisés par une entente cordiale et une compréhension mutuelle exemplaire à tous égards. Le risque est  grand aujourd’hui de voir Emmanuel Macron suivre le coeur et non la raison.

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