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Dans une salle comble de la cour d’appel de Rabat aujourd’hui à 14h00, la femme d’affaires Hind El Achchabi n’a pu retenir ses larmes à l’annonce d’un verdict en sa faveur contre l’Ambassade de Koweit au Maroc. Le juge a demandé le calme pour qu’elle puisse l’entendre prononcer son innocence dans une affaire artificielle et montée de toute pièce qui s’ajoute à son procès actuellement en cassation qui l’oppose à son ex-mari un diplomate kowetien.

La femme d’affaires Hind El Achchabi vient de remporter une bataille judiciaire contre l’Ambassade du Koweït à Rabat, parallèlement à l’autre procès dans lequel est poursuivi cette dernière pour un délit présumé d’adultère qui lui a valu une peine de deux années de prison dont elle a purgé presque la moitié. Mariée par le passé à un diplomate koweïtien, celui-là même qui l’a poursuivi devant la justice marocaine pour un adultère imaginaire alors que le couple avait bel et bien divorcé et bénéficiant de par son union du statut diplomatique, l’ambassadeur kowéitien a envoyé à Hind une voiture de marque « Aston Martin » qui a été immatriculée au Maroc avec la plaque jaune réservée aux représentations diplomatiques. Une fois les poursuites judiciaires engagées par l’ancien époux, l’ambassade du Koweït à Rabat a voulu, dans le seul but de créer des ennuis supplémentaires à Hind El Achchabi devant la justice, a demandé à ce que la voiture lui soit restituée en prétendant qu’elle était une propriété de l’ambassade. Cette dernière s’est vue poursuivie, en pleine tourmente judiciaire, encore une fois pour assouvir le désir de vengeance de son ancien mari, pour abus de confiance.

L’affaire vient de trouver une fin devant la cour d’appel de Rabat qui a donné raison à l’accusée. Mais plus que cela, c’est l’aspect symbolique de cette affaire qui compte le plus pour Hind El Achchabi, qui retrouve confiance en la justice de son pays qui n’a pas cédé , dans cette affaire, à une représentation diplomatique qui s’est beaucoup dépensée pour l’envoyer en prison dans un procès opposant un couple dans ce qui relève de la sphère privée. Pour rappel, cette ambassade avait été jusqu’à se constituer partie civile, en totale contradiction avec les règlements internationaux.
Pour en revenir à son autre procès, la justice marocaine vient de lancer un signal fort indiquant qu’elle ne subira pas une quelconque pression et qu’elle conservera son indépendance qui pourrait conduire à la révision totale du jugement de cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre.

L’espoir renaît pour une future libération de cette maman de trois enfants, marocaine, sur le point de boucler injustement sa première année derrière les barreaux sur la base d’un dossier d’accusation totalement faux.

 

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