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L’annonce par la presse en ce début de semaine de l’achat de 32 bombardiers russes de type Sukhoi-34 a fait l’effet d’une douche froide à l’opinion publique algérienne, au moment où le pays se débat dans une crise économique sans précédent.
Cet achat qui a pris des années de négociations a d’autant plus choqué qu’il ne consistait au départ qu’en l’acquisition de12 appareils, une facture qui est passé du simple au triple puisque le nombre final d’appareils est passé à 32, une décision attribué à l’entourage direct du président algérien Bouteflika sans que la situation ne l’exige réellement.
Sauf qu’il existe dans les arcanes du pouvoir algérien , un groupe de pression militariste qui tient à maintenir un climat de tension dans la région du Maghreb et à encourager au surarmement quitte à faire subir aux algériens des privations supplémentaires et accentuer la courbe de l’endettement à l’heure où les caisses de l’état ont enregistré en 2015, une baisse des revenus du pétrole de l’ordre de plus de 70%. L’avènement de cette ère de vaches maigres continuent pourtant de faire croire à certains proches du président Bouteflika que la crise ne sera que passagère et que la vache à lait des hydrocarbures réserve encore des années fastes, ce que les analystes réfutent clairement pour prédire un enlisement de la crise du pétrole.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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