En Tunisie, première réunion d’un gouvernement menacé

En Tunisie, première réunion d’un gouvernement menacé

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Le premier ministre Mohamed Ghannouchi a été reconduit pour former ce gouvernement dont les ministères régaliens de la défense, des affaires étrangères, de l’intérieur et des finances n’ont pas changé de main.

Le RCD a indiqué, mardi, avoir radié de ses rangs Ben Ali et six de ses collaborateurs. Le président tunisien par intérim, Fouad Mebazaa, et le premier ministre ont également renoncé à leurs fonctions au sein du RCD quelques heures plus tard.

L’UGTT NE REVIENDRA PAS SUR SA DÉCISION

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé la démission de ses trois représentants. L’opposant Moustafa Ben Jaafar, du forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) nommé à la santé, a suivi le mouvement peu après. Ben Jaafar a laissé entendre que cela pourrait le faire réintégrer le gouvernement mais l’UGTT a fait savoir que cela ne changerait pas sa décision.

Mardi, la police a de nouveau fait usage de gaz lacrymogènes dans le centre de Tunis pour disperser une manifestation de centaines de partisans de l’opposition et de syndicalistes qualifiant de « mascarade » le nouveau gouvernement. Plusieurs centaines de personnes ont également manifesté à Monastir.

A Sousse et Tataouine, des manifestants ont escaladé la façade des sièges du RCD pour ôter et détruire les drapeaux et symboles du parti. Les protestataires étaient cependant moins nombreux que les jours précédents.

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