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Le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, a ordonné l’ouverture d’une enquête au sujet des accusations de corruption portées contre deux magistrats de la ville du détroit.

« Suite aux accusations de corruption portées par l’avocat au barreau de Tanger Abdeslam Bekioui sur des réseaux sociaux contre deux magistrats de la même ville, le ministre de la Justice et des Libertés a ordonné l’ouverture d’une enquête à ce sujet », souligne jeudi le ministère de la Justice et des Libertés dans un communiqué relayé par la MAP.

Le ministre a chargé, dans ce cadre, l’inspecteur général du département de la Justice de « mener les investigations nécessaires par l’audition d’abord de l’avocat intéressé, à travers le procureur général du Roi près la cour d’appel de Tanger en sa qualité d’inspecteur régional, et d’ouvrir une enquête sur les dossiers que ce dernier prétend pouvoir présenter au ministère », ajoute la même source.

Les résultats de cette enquête seront rendus publics ainsi que les conséquences juridiques qui en découlent, précise le ministère. Par ailleurs et concernant les allégations de chantage qu’auraient exercé des avocats et des magistrats à Tanger contre un investisseur français, le département de la Justice rappelle que le ministre a également ordonné, dès réception de la plainte, l’ouverture d’une enquête sur les enregistrements sonores qui comportent ces allégations, relayés par certains médias.

« Cette enquête a révélé qu’il s’agit de deux avocats du barreau de Tanger qui ont nié la paternité des enregistrements sonores qui leur sont attribués, ce qui a nécessité la réalisation d’une expertise technique pour s’assurer de la véracité des faits et poursuivre les investigations menées à ce sujet », souligne le communiqué.

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