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Si le compte à rebours a débuté pour le gouvernement en vue de la fin de son mandat dans 7 mois qu’il veut atteindre sans trop de dégâts, son chef , Abdelilah Benkirane continue de souffler le chaud et le froid avec les enseignants-stagiaires en grève depuis plusieurs mois qui ont refusé toutes les propositions faites pour les ramener sur les bancs des écoles, une éventualité qui semble largement compromise, les deux parties faisant dans la surenchère et jouant à se faire peur.
Sauf que cette situation en plein pourrissement est loin d’être un jeu bien qu’elle ressemble à une parti d’échecs serrée.
Les grévistes dont le mouvement entre dans les annales pour devenir le conflit le plus long jamais enregistré dans la fonction publique, sont persuadés que les promesses du chef du gouvernement pour débloquer la situation ne seront pas tenues, puisqu’il n’a jamais respecté les engagements de son prédécesseur, Abbes El Fassi, en faveur des diplômés-chômeurs qui continuent à occuper les artères de la capitale et d’autres villes pour le respect des accords passés. Les enseignants qui ont pris le relais dans la partie de bras de fer avec le gouvernement et qui ont appris des leçons de leurs prédécesseurs ne veulent en aucun un crédit aux promesses faites mais non signées, ce qui pose la crédibilité des décisions d’Abdelilah Benkirane et son action pour résoudre la plus grave et la plus grave crise de son mandat avec la crainte justifiée de la voir sortir de son cadre pour déborder sur la rue.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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