ENSEIGNEMENT PRIVE : ABUS DE SAVOIR

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L’état qui y est pour beaucoup dans cette dérive de la médiocrité, apporte pourtant tout son soutien au privé à qui il veut refiler la patate chaude tout en fermant les yeux sur son activité. Allègements fiscaux, absence de mesures efficaces et régulières afin de contrôler la qualité de l’enseignement, décisions généreuses pour l’attribution d’homologations des diplômes délivrés, l’état a crée une caste de rentiers à la tête de ces établissements privés devenus des machines à faire de l’argent. Pris en otage car n’ayant pas le choix, les parents sont obligés de subir les diktats de ces établissements à but lucratif. Tellement que lucratifs que les prix ne cessent d’augmenter, parfois même en cours d’année.

Aussi, les propriétaires de ces écoles usent de plusieurs de stratagèmes pour justifier ces augmentations. Ainsi, certaines s’auto-décernent des labels de qualité ou d’excellence sortis tout droit de leur imagination pour justifier ces hausses. D’autres, principalement dans les grands écoles de gestion et de commerce font appel à des enseignants étrangers pour justifier ces mesures unilatérales.

Toujours dans le supérieur, le bidonnage est de mise concernant les supposés accords avec de grandes écoles et instituts à l’étranger pour la poursuite des études. Il s’avère parfois que c’est une pure arnaque permettant à l’établissement marocain de continuer à percevoir des frais de scolarité bien que l’étudiant se trouve à l’étranger. Ce ne sont là que quelques indices visibles de la partie de l’iceberg tant elles sont nombreuses. Dans les écoles privées, moins huppées et destinées aux couches moins fortunées, les tares sont autres: classes surpeuplées, bâtiments et installations vétustes, enseignants non qualifiés payés au smig, diplômes dévalorisés…le tableau final est plus que sombre et la-aussi, le département de tutelle s’en lave les mains, les responsables des académies s’estimant plus concernés par le secteur public.

Encouragés par cette passivité de la tutelle, les établissements privés se multiplient à une allure effrénée, procurant aux opérateurs des bénéfices considérables au détriment de l’enseignement prodigué, hypothéquant ainsi l’avenir des étudiants. Dernière invention en date, les campus qui prolifèrent dans toutes les grandes villes du pays à l’initiative de grands groupes d’enseignement devenus des empires, des campus qui n’ont rien de tels, à l’image d’établissements qui  usent du terme   » polytechnique » ou d’autres appellations de grands instituts internationaux pour en abuser.

Reste qu’il est devenu impossible de se passer de cet enseignement privé, malgré toutes ses tares et tous ses abus, en l’absence de toute autre alternative.

 

Jali Nouri pour actu-maroc.com  _________________

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