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Les développements en continu dans le coup d’état déjoué en Turquie ont de quoi donné le tournis aux plus fins observateurs de la scène politique de ce pays qui a vécu cinq opérations similaires en l’espace de quelques années.
Pas moins de 9000 personnes arrêtées au sein de l’armée, la police et la justice dont des généraux, des procureurs…
C’est à croire que le président turc Erdogan, comme le laissent supposer certains, tenait fin prêtes ses listes noires en vue d’un grand nettoyage jamais enregistré dans un pays démocratiquement qu’il n’attendait que le moment propice pour passer à l’action.
L’occasion lui a été fournie par cette tentative de coup d’état déjoué ce qui le rend suspect, aux yeux des services de renseignement de plusieurs pays européens et de la CIA d’avoir lui même organisé un putsch avorté mais au lourd bilan.
Presque toute la hiérarchie militaire et policière ainsi que le justice s’en trouvent ainsi décimés en l’espace de quelques heures et l’on se demande comment le président Erdogan parviendra à combler le vide laissé par ces arrestations massives.
Les 9000 prévenus ne risquent pas de croupir longtemps en prison sans jugement puisque des jugements expéditifs sont à prévoir avec le même chef d’accusation : participation à un complot contre le chef de l’état et appartenance à une organisation terroriste, celle que dirige son ennemi, Fathoullah Goulen, exilé aux États-Unis.
Par Jalil Nouri

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