Espagne : l’austérité au programme de la droite, favorite des électeurs

Espagne : l’austérité au programme de la droite, favorite des électeurs

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« Notre pays vit une grave crise économique, sociale et institutionnelle qui va tous nous obliger à un grand effort à l’avenir », a reconnu M. Rajoy, 56 ans, mais « l’Espagne peut sortir de la crise et va en sortir », a-t-il prédit, dans son discours de clôture du congrès du PP.

 

La situation économique de l’Espagne suscite toujours l’inquiétude des agences de notation, et encore vendredi Fitch ratings a dégradé de deux crans sa note souveraine, à AA-, critiquant la fragilité du pays à un moment où s’intensifie la crise dans la zone euro.

Pour y remédier, le chef de la droite espagnole a prôné « une politique économique ordonnée, une politique fondée sur l’austérité et les réformes », qui « encourage les chefs d’entreprise ».
« Nous voulons défendre la cohésion sociale, l’Etat-providence et les services publics », « mais avec une bonne gestion économique », a-t-il indiqué, ajoutant que « les administrations ne devront pas dépenser ce qu’elles n’ont pas », reprenant son idée de leur appliquer une limite de budget à tous les niveaux.
Le leader de la droite, qui a critiqué les socialistes au pouvoir depuis 2004 et « le pire héritage jamais laissé par un gouvernement au suivant », n’a pas formulé samedi de propositions concrètes, mais avait déjà donné quelques pistes auparavant.

Dès juillet, il avait annoncé que s’il était élu, les 17 régions espagnoles, dont la mauvaise situation financière est une source récurrente d’inquiétudes pour les marchés, n’auraient désormais plus le droit à un déficit budgétaire.

Une autre priorité de son programme sera l’emploi, l’Espagne affichant un taux de chômage record parmi les pays industrialisés, 20,89% de la population active.
« Cela me préoccupe, comme tout le monde, la situation dans laquelle vivent cinq millions d’Espagnols qui veulent travailler et ne le peuvent pas, et l’angoisse de ce million de foyers qui ont tous leurs membres au chômage », a déclaré M. Rajoy.

Austérité face à la crise et lutte pour l’emploi : ces deux thèmes devraient être les principaux axes de la campagne, tant à droite qu’à gauche, pour ces élections anticipées (elles auraient dû avoir lieu en mars 2012), auxquelles José Luis Rodriguez Zapatero ne se représente pas.

Le candidat socialiste, Alfredo Perez Rubalcaba, 60 ans, a d’ailleurs reconnu, il y a une semaine, en présentant son programme que « nous avons un grand problème, l’emploi », tout en critiquant fortement les coupes budgétaires réalisées par ses adversaires de droite, dans les régions qu’ils dirigent.
Ces derniers, arrivés au pouvoir dans la grande majorité des régions à la faveur des élections de mai, ont entamé de vastes coupes budgétaires, en particulier dans les secteurs sensibles de l’éducation et de la santé, déclenchant une grogne sociale.

Mais le PP reste grand favori pour les législatives, cependant que le parti socialiste a vu son impopularité grimper au rythme des nombreuses mesures de rigueur qu’il a dû prendre depuis 2010, face à une économie ébranlée par la crise et à l’éclatement de la bulle immobilière.

Un sondage récemment publié par le journal El Mundo prédit que Mariano Rajoy pourrait obtenir une majorité absolue encore plus forte que celle remportée par José Maria Aznar en 2000.
Selon ce sondage, le parti socialiste PSOE aurait le pire résultat de son histoire avec 31,8% des voix, tandis que le PP est crédité de 47,4% des suffrages.

AFP_________________

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