Espagne: une dizaine d’interpellations dans l’entourage de l’ETA

Espagne: une dizaine d’interpellations dans l’entourage de l’ETA

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Le ministère de l’Intérieur et la police n’étaient pas en mesure vers 09H00 (08H00 GMT) de confirmer officiellement cette information.
L’opération a été menée en Navarre et au Pays basque (nord) sur ordre d’un magistrat de l’Audience nationale –tribunal madrilène notamment en charge des dossiers de terrorisme–, le juge Fernando Grande-Marlaska.

 

Six personnes ont été arrêtées à Pampelune, capitale de la Navarre ainsi que dans diverses localités de cette région voisine du Pays basque et en partie bascophone. Elles sont soupçonnées d’appartenir à l’organisation Ekin, considérée comme le « coeur de l’ETA ».
Parmi eux figurerait Iker Moreno Ibanez, fils de Txelui Moreno, ex-dirigeant de Batasuna (vitrine politique interdite d’ETA) et actuel porte-parole de la « Gauche abertzale », le mouvement informel regroupant les militants de Batasuna.

Selon les médias, les personnes arrêtées sont soupçonnées d’avoir voulu reconstituer le mouvement Ekin, considéré par la justice espagnole comme partie intégrante de la nébuleuse du groupe armé ETA et déjà démantelé en septembre dernier, peu après l’annonce par l’ETA d’une suspension de ses actions offensives.

Quatre autres personnes, arrêtées au Pays basque et en Navarre, sont soupçonnées de soutien informatique et de propagande à ETA, selon certains médias espagnols.
D’après l’édition en ligne du journal El Mundo, les personnes interpellées ont en commun d’avoir assisté à des réunions clandestines d’Ekin, en tant que représentants de différents mouvements interdits par la justice espagnole pour leurs liens présumés avec l’ETA.

Il s’agit du mouvement de la jeunesse radicale basque Segi, du mouvement des prisonniers basques Askatasuna et du parti indépendantiste Batasuna, considéré comme le bras politique de l’ETA.
Cette opération est le premier coup de filet contre l’entourage de l’ETA, depuis que l’organisation séparatiste armée a annoncé, le lundi 10 janvier, un « cessez-le-feu permanent, général et vérifiable par la communauté internationale ».

L’organisation indépendantiste, tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans violences pour l’indépendance du Pays basque, avait indiqué dans son communiqué qu’il s’agissait d’un « engagement ferme de l’ETA en faveur d’un processus de solution définitive et de la fin de la confrontation armée »
Mais le gouvernement espagnol de José Luis Rodriguez Zapatero a rejeté comme insuffisant cette nouvelle annonce, réclamant une fois de plus l’abandon définitif et sans condition de la lutte armée.
L’exécutif espagnol a également prévenu que sa politique d’extrême fermeté contre l’ETA et son entourage, ne varierait pas.

AFP

 

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