PARTAGER
Le secrétaire d’état américain , Rex Tillerson, vient à peine d’entamer par le Koweit sa médiation dans la crise opposant l’Arabie saoudite et ses alliés au Qatar, que plusieurs sources avisées ne lui accorde que de maigres chances d’aboutir au moment où un durcissement des positions de par et d’autre, laisse craindre des répercussions négatives pour les intérêts américains dans la région. D’autant plus que sous Trump, la diplomatie américaine a perdu de son aura et de son efficacité pour céder la place à d’autres initiatives susceptibles de briser la glace et amorcer un dialogue.
La carte la plus intéressante reste celle que peut jouer le Maroc dans la recherche d’une solution et d’un compromis à même de limiter l’aggravation des sanctions lancées par Ryad envers Doha et tout dépendra de la volonté du roi Mohammed VI de mener une médiation sur la base de la neutralité positive clamée par le Maroc au début de cette crise qui pourrait changer toutes les donnes dans le Golfe si elle était appelée à s’enliser.
Si  cette position évolue dans le sens d’une médiation du souverain, il disposera au plus fort de la montée des périls, d’un atout considérable, celui de la présence du roi Salmane d’Arabie Saoudite à Tanger une partie de cet été et pour faire jouer sa proximité avec l’émir Tamim du Qatar afin de rapprocher les points de vue, en l’invitant à se rendre au Maroc, pour un mini-sommet qui resterait gravé dans l’histoire et épargnerait aux monarchies du Golfe, les pages les plus sombres et les plus risquées de leurs règnes.
Par Jalil Nouri

Commentaires