ETA : les proches de victimes demandent la dissolution de l’organisation

ETA : les proches de victimes demandent la dissolution de l’organisation

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Plusieurs proches de victimes de l’ETA se sont dit « déçus » jeudi soir après l’annonce par le groupe basque qu’il mettait fin à son action armée, et ont exigé une « dissolution définitive ». « Aujourd’hui, nous sommes déçus, car il reste à en finir totalement » avec l’ETA, a déclaré Maria del Mar Blanco, soeur de l’élu conservateur Miguel Angel Blanco, assassiné en 1997. « Ils ne parlent ni de la dissolution du groupe terroriste ni de rendre les armes », a déclaré Maria del Mar Blanco, députée du Parti populaire (droite) au Parlement régional basque. « Nous continuerons à travailler jusqu’à ce que nous parvenions à une dissolution définitive. Sans aucun type de négociation, de contrepartie et aussi en exigeant la reconnaissance du mal qui a été fait », a ajouté cette femme, qui avait 22 ans lorsque son frère a été assassiné le 12 juin 1997.

Miguel Angel Blanco, conseiller municipal conservateur d’une commune du Pays basque, avait été assassiné 48 heures après son enlèvement par l’ETA. Cet assassinat avait provoqué une vague de manifestations populaires contre le terrorisme sans précédent à travers l’Espagne. « Ils reconnaissent leurs propres victimes, mais ils ne reconnaissent pas les presque mille victimes innocentes qui ont été assassinées par l’imposition d’un projet politique totalitaire et mafieux », a ajouté la parlementaire.

Exigence

Même scepticisme et même exigence de la présidente de l’Association des victimes du terrorisme Angeles Petraza. « C’est le communiqué que nous attendions, mais pas celui que nous voulions », a-t-elle déclaré à la radio nationale espagnole. « L’ETA dit qu’il y a un cessez-le-feu définitif, mais ils ne disent pas qu’il y a défaite. Et donc, pour nous, les victimes, ce communiqué ne nous va pas », a-t-elle affirmé. « Évidemment, nous nous réjouissons d’un arrêt définitif de la violence, mais il faut davantage ». Selon elle, « il faut qu’il y ait la remise des armes, la dissolution du groupe et qu’ils demandent pardon aux victimes pour le mal fait, et évidemment qu’ils se tiennent à la disposition de la justice. » « Sans ça, ça ne vaut rien pour nous », a-t-elle tranché, ajoutant : « Franchement, je ne crois rien. Je ne crois pas l’ETA, nous ne croyons pas des assassins. Ce serait un autre communiqué. Un nouveau pas. Nous ne les croyons pas. Désolée. »

L’organisation armée basque ETA a annoncé, jeudi, « l’arrêt définitif de son activité armée » après plus de 40 ans de lutte pour l’indépendance du Pays basque. Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a salué « la victoire de la démocratie », mais le chef de l’opposition de droite Mariano Rajoy, tout en reconnaissant « un pas très important », a exigé une « dissolution irréversible » de l’ETA. Considérée comme une organisation terroriste par l’Union européenne et les États-Unis, l’ETA est tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans de lutte pour l’indépendance des territoires français et espagnol du Pays basque, et de la Navarre. Elle avait annoncé, le 10 janvier, une trêve « générale et permanente ».

 

 

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