Etats-Unis: les anti-Wall Street diversifient leurs actions et leurs cibles

Etats-Unis: les anti-Wall Street diversifient leurs actions et leurs cibles

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Le « mouvement d’occupation est encore vivant, nous ne nous considérons pas vaincus aussi facilement », affirme à l’AFP Cologino Rivera, 21 ans, un « ancien » du campement de Zucotti Square à New York dont les tentes ont été démantelées le 15 novembre.
Même si subsistent des campements comme ceux de Washington et Boston, l’expulsion des manifestants anticapitalistes de leurs tentes à New York à la mi-novembre, puis à Los Angeles et à Philadelphie mercredi, a été un rude coup porté au mouvement, qui a perdu ainsi quelques-uns de ses bastions les plus importants.
« Nous sommes à un moment-clé du mouvement », poursuit le jeune homme, « même si ce qui a été fait en deux mois et demi est énorme, car le gouvernement nous voit maintenant comme une menace, c’est pour cela qu’il nous tombe dessus », assure-t-il.
Alors, depuis quelques jours, les « commissions action » qui se réunissent chaque jour, accélèrent la cadence, et tirent tous azimuts.
A Washington, où Occupy DC et Occupy Washington DC campent dans le coeur de la capitale, les manifestations plus ou moins confidentielles se sont succédé ces derniers jours — par exemple, pour l’environnement, avec une vingtaine de militants devant une agence gouvernementale de l’Environnement ou pour les retraites, avec une dizaine de jeunes rejoignant un cortège de syndicalistes devant l’ambassade de Grande-Bretagne, en soutien aux travailleurs britanniques en grève.
L' »élitisme » du monde politique est aussi dans le viseur. A New York comme à Washington, une centaine de manifestants ont dénoncé « l’échec du parti démocrate à représenter les 99% » en chahutant des dîners de gala – entre 5.000 et 75.000 dollars par tête – destinés à lever des fonds pour la campagne électorale du président Barack Obama.
La banque Wells Fargo devait également avoir droit à sa manifestation vendredi, parce qu’elle finance une prison privée en Caroline du Nord (Sud-Est), « où des milliers d’habitants sont envoyés et maltraités », selon un tract.
New York met pour sa part en place vendredi soir une « résistance créatrice » pour réoccuper l’espace public, avec 24 heures non-stop de spectacles près de Times Square, le quartier des théâtres.
Pour Jim Fussell, 40 ans, d’Arlington (Virginie), qui cumule les petits boulots, l’évacuation des campements n’a pas une si mauvaise chose : « Le message a été brouillé, on a de plus en plus parlé des réactions policières, et non plus de l’inégalité économique, le coeur de notre message », dit-il.
Il faut maintenant « aller vers les gens, au lieu d’attendre qu’ils viennent à nous », ajoute Kyle Szlosek, 21 ans, venu du Maine (Est) à Washington.
Pour le jeune homme, il ne faut plus parler « d’occupation, mais de migration » car une nouvelle forme d’action se met en place : les marches.
Jeudi, 15 militants ont quitté à pied Washington pour la Georgie (sud), avec la mission de faire connaître le mouvement, mais aussi d’aller devant les maisons saisies par les banques, devant les entreprises qui licencient.
D’autres sont en préparation. « Ce sera la prochaine phase du mouvement », dit le jeune homme qui prévoit une « marche silencieuse » à Washington devant le Capitole et la Maison Blanche. « La voix du peuple sera celle du silence », prévoit-il.

 

AFP_____________________

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