ETUDES EN FRANCE : FIN D’UNE TRADITION D’ACCUEIL

ETUDES EN FRANCE : FIN D’UNE TRADITION D’ACCUEIL

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Nos étudiants marocains qui font partie de cette population visée, devront désormais prouver qu’ils disposent, attestations bancaires à l’appui, de la somme minimum de 615 euros de ressources mensuelles assortie d’une augmentation de 30% telle que spécifiée dans la loi de finances 2012. Il est clair que dans l’esprit de ses concepteurs, cette mesure n’a qu’un seul objectif : réduire drastiquement le nombre des candidats à des études supérieures en France. Ironie du sort, cette cible comprend aussi bien les étudiants bacheliers issus des lycées de la mission française au Maroc dont les parents ne cessent de se plaindre des hausses successives des droits de scolarité dans ces établissements. D’ailleurs et pour la première fois de l’histoire, une grève vient de se dérouler récemment pour protester contre ces abus.

Autre cas, autre durcissement qui cache une ségrégation, l’accès à un emploi en fin d’études pour les étudiants étrangers n’est plus chose aisée à cause de la batterie de mesures et es démarches contraignantes qui le caractérisent désormais. S’il réussit miraculeusement à décrocher un statut de salarié, il faudra que son employeur se plie devant une nouvelle législation de mars dernier, qui lui impose une taxe équivalente à 50% du revenu brut mensuel, autant dire un procédé dissuasif qui convaincra rapidement l’éventuel employeur à se passer des services des lauréats des écoles et universités françaises.

Tous les étudiants étrangers qui se sont regroupés autour d’un collectif destiné à pousser à l’abrogation de cette dernière disposition. Une mobilisation qui fait grand bruit en France mais qui reste sans résultat concret pour l’instant. Plus connue sous le nom de « Circulaire du 31 Mai », cette décision du gouvernement français à l’instigation du ministre de l’intérieur Claude Guéant a provoqué un vif désarroi au sein de la communauté estudiantine étrangère en général et marocaine en particulier. Bon nombre d’étudiants marocains diplômés et soucieux de parfaire leurs connaissances en entreprise ont décidé de quitter le sol français pour aller en Allemagne ou au Canada, des pays autrement plus accueillants pour ce type de candidats à l’émigration. Pour tous les autres, c’est le retour au pays qui reste la seule alternative pour ne pas rester dans l’illégalité et s’exposer à de lourdes amendes. Des situations dramatiques et des cas désespérés devant lesquels nos responsables restent étrangement silencieux et indifférents. Avant de mettre nos enfants dans une école française, il faudra désormais y réfléchir à double tour.

JALIL NOURI POUR ACTU-MAROC.COM _________________________

 

 

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