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Que ceux qui y ont volontiers cru ne s’y méprennent guère, la lettre de démission présentée par Salaheddine Mezouar au lendemain de la défaite de son parti aux élections législatives, cette sortie n’est guère motivée par ces mauvais résultats.
Car le chef actuel de la diplomatie marocaine, qui a du avoir recours à des moyens peu orthodoxes pour prendre les rênes de son partie grâce à une victoire à la hussarde, s’est tenu en embuscade dans l’espoir de décrocher le poste de premier ministre qui lui était promis en cas de bon résultats de sa formation et de la complicité du PAM qui lui aurait permis d’assouvir une vieille ambition. Sauf que le bon score des islamistes a faussé ses calculs car à quoi bon attendre cinq années de plus avec des horizons fermés et incertains.
Dès lors, l’homme, très calculateur, s’est préparé à un retour dans le secteur privé en guise de Plan B » tout en gardant en poche deux autres éventualités à savoir une nomination à une haute fonction et le cas échéant, rester à la têe du parti en le transformant avec l’aide d’une nouvelle génération de responsables.
Connaissant le personnage, plusieurs membres deson entourage n’ont pas cru un seul instant à cette démission et se préparent à le voir faire un retour en force lors du prochain congrès qui devra accepter ou refuser sa lettre.

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