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Ses apparitions publiques se comptent sur le bout des doigts depuis son arrivée au gouvernement, il y a un peu plus de trois mois, et pour cause, le secrétaire d’état aux investissements, Othmane Ferdaous, prend tout son temps pour assimiler les règles de sa fonction ministérielle. Parachuté en toute dernière minute, le jeune responsable, jamais encarté dans le parti de son père, l’Union Constitutionnelle, ne soit sa fonction qu’à la faveur de marchandages, puisque, professionnellement, Othmane Ferdaous, ne peut se prévaloir d’une carrière conséquente ni même de stages lumineux.
Résultat, le secrétaire d’état, sans crainte d’être moqué, vient de lancer sur sa page « facebook », un appel à idées pour booster les investissements extérieurs, sans rien promettre en échange et sans explications convaincantes sur le sens et le bien-fondé de cette démarche étrange de la part d’un membre du gouvernement actuel. Que l’on se rassure, le précédent sous Abdelilah Benkirane, avait également son ministre stagiaire, Mamoun Bouhdoud, invisible jusqu’à la fin de son mandat et qui n’a obtenu cette ascension qu’à la faveur également de marchandises politiques et sous la pression de son oncle paternel, un notable de la région du Souss, grande figure du RNI, le parti dirigé par Akhenouch.
Dans les deux cas, c’est une forme de rente politique qui a prévalu, il ne faut donc pas s’étonner que le gouvernement soit aussi handicapé et cloué au pilori dans les discours royaux.

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