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Festival international du film des femmes de Salé: Louise Portal, présidente du jury, témoigne de son parcours

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-Par Roukane El Ghissassi-.

Lors de cette rencontre intitulée « leçon de cinéma », Louise Portal a retracé plus particulièrement les étapes qui ont marqué sa carrière de comédienne, en remontant jusqu’aux années 70, en chantant « a capella » tout au long de ce témoignage touchant.

« Par ce métier d’actrice, je suis devenue moi-même et j’ai appris ce qu’est le discernement », a-t-elle dit sans emphase.

En évoquant ensuite avec beaucoup de nostalgie les souvenirs forts de son enfance et les rencontres qui ont marqué son parcours artistique, Louise a estimé, que dans la vie « nous ne sommes pas seuls, les personnes rencontrées vont jalonner notre parcours », a-t-elle tenu à souligner.

Portal est le nom de plume de son père, qui est médecin de profession. Mais comme elle trouvait très beau son nom de peintre et d’écrivain, Marcel Portal, Louise a eu envie de l’emprunter, pour sa résonance artistique et a compris qu’en réalité, c’était une façon de s’identifier à son père.

« Je pense qu’avec le temps, Portal m’a aidé à tracer mon chemin artistique « ,a-t-elle confié, une nostalgie dans la voix.

Louise n’a pas manqué en cette occasion de jeter la lumière sur des femmes qui ont inspiré son parcours, en l’occurrence sa grand-mère, les femmes réalisatrices avec lesquelles elle a collaboré, certaines actrices, plus précisément Jeanne Moreau, qu’elle qualifie lors de ce témoignage d »icône » de sa vie.

« Cette femme sublime me fascinait, avec le rôle qu’elle a joué dans le film +Jul et Jim+ de François Truffaut ou encore +L’Amant+ de Marguerite Duras. Jamais, elle ne me décevra dans tous les rôles qu’elle a interprétés », a-t-elle dit, très reconnaissante envers cette actrice adulée, devenue par la suite l’héroïne de l’un de ses roman « L’actrice ».

théâtre au Québec la première où je m’étais présentée, j’aurai pu abandonner à ce moment là. Cet échec, au contraire, m’a donné de la force pour continuer dans cette voie ».

Dans ce métier difficile d’accès, il est nécessaire de constamment s’adapter et se renouveler: « Au Québec, un cinéaste doit ramer, travailler dur, pendant pratiquement 10 à 15 ans, avant de faire sortir un long métrage », a rappelé Louise.

Ajouter à cela le facteur d’âge, a-t-elle renchéri, en soulignant : « vieillir, pour une actrice, n’est pas chose aisée ».

Pour Louise, en revanche, le problème de l’âge n’en est pas un, même si dans son pays, comme elle l’a rappelé, une personne dès qu’elle atteint 45 ans est considérée comme étant vieille.

« Vous savez », a-t-elle lancé, se rapprochant du public venu nombreux à cette rencontre : « il n’y a rien de plus beau qu’une personne âgée qui continue à rayonner ».

Louise a également mis l’accent sur ses rituels d’écriture et sa passion pour la littérature qui l’ont énormément aidée à devenir écrivain.

« Ecrire un roman, c’est en quelque sorte devenir scénariste, metteur en scène et actrice de tous les personnages qui naissent sous ma plume de romancière », a-t-elle affirmé.

C’est l’écriture, et non mon métier d’actrice, qui m’a montré ma propre voie », nuance-t-elle.

Louise attache énormément d’importance à « la correspondance par lettres », quoique que ce genre d’échange épistolaire ait perdu de sa résonance: « Je reste une fervente partisane de l’échange des lettres », a-t-elle dit, lisant quelques passages d’une lettre qui l’avait marquée et que lui avait envoyé le cinéaste français François Truffaut.

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