Festival Mawazine, Rythmes du Monde : Joe Cocker et Hussein El Jasmi...

Festival Mawazine, Rythmes du Monde : Joe Cocker et Hussein El Jasmi font le plein

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L’OLM Souissi a fait le plein comme chaque soir. Et pour cause, même trempés par la pluie, quelques 65000 spectateurs ne voulaient pas rater l’occasion de voir une légende vivante: l’incomparable Joe Coker. L’un des survivants de Woodstock, comme il le dit lui-même. Il est toujours là, avec la même voix rauque, la même silhouette brinquebalante… Joe Cocker a émerveillé les fans venus par milliers voir sa prestation. Des fans qui étaient plus que jamais en phase avec l’artistes répétant en chœur ses tubes tels que «With a little help of my friends », « You can leave your hat on », ou encore « Unchain my heart »….des tubes planétaires qui ont transporté les nostalgiques des années en arrière. Mais, il n’y avait pas que les nostalgiques, une grande partie de l’auditoire était composé de jeunes. Et c’est une caractéristique de cette édition, même sur les scènes où on ne s’attend pas à voir la jeune génération, elle est présente et en force. Une jeunesse avide de connaître des stars internationales qu’elles ne voyaient qu’à travers la télé. Et Mawazine leur offre cette occasion inestimable.

A Nahda, c’est Hussein El Jasmi qui s’est produit devant une foule immense d’amateurs de musique orientale. L’artiste Emirati a fait un tabac avec  son tube célèbre «Bawadaek ». L’affluence était grande ce soir là à Nahda avec quelque 50.000 fans. Cerise sur le gâteau, le bourreau des cœurs a été rejoint sur scène par une des étoiles montantes de la chanson arabe, la marocaine Sophia Marikh.
Les fans de musique africaine avaient rendez-vous avec une grande découverte très émouvante. Et pour cause, les Staff Benda Bilili, cet orchestre originaire de Kinshasa en République Démocratique du Congo  est composé de personnes à mobilité réduite.
Atteints de poliomyélite dans leur jeunesse, les membres du groupe se déplacent en fauteuil roulant. Ce qui ne les handicape nullement pour offrir un spectacle époustouflant. Leur musique intègre des éléments de rumba congolaise, de musique cubaine, de rythm’n’blues et de reggae voire de funk. D’ailleurs, Staff Benda Bilili soutiennent que le handicap est principalement psychologique. Certaines de ses chansons prodiguent des conseils pour vivre avec un handicap. Une vraie leçon de vie.

Du côté de Yacoub El Mansour, les amoureux de la musique amazigh était ravis. Avec en première partie un des groupes légendaires de la musique tachelhit Oudaden très apprécié par le public amazigh, mais également tous les mélomanes. Sa prestation fut suivie de celle de Idir que l’on ne présente plus. Sa voix douce et ses paroles poignantes donnent le blues. Le chanteur kabyle n’a pas manqué de rendre hommage au peuple marocain parmi lequel il compte des milliers de fans. Une belle et émouvante soirée. 
Sur la Plage de Salé, les férus de fusion ont été servi par le cocktail détonnant de Ghany. connu pour la fusion qu’il opère entre musique marocaine et styles internationaux, Ghany considère la musique comme la langue du monde, et comme un moyen de promouvoir l’ouverture entre les cultures et les peuples. Des valeurs en phase avec l’esprit du festival Mawazine.
Toujours à la Plage de Salé, l’ambiance était survoltée par les chants populaires de Aflak. Ce groupe qui a choisi le modernisme avec des mélodies caractéristiques d’une musique populaire, le rythme reste assez dansant, et les arrangements très riches d’influences mondiales l’éloignent du cliché folklorique.

Au merveilleux site du Chellah, les mélomanes ont vibré aux sons du fiddle (violon), bodhran (tambourin) et autres whistles (flute), instruments incontournable de la musique irlandaise avec la belle Sharon Shannon.En enchainant reels, jigs et slow airs, Sharon Shanon a su charmer le public en lui présentant un panorama complet de tous les styles irlandais. Son guitariste a par trois fois poussé la chansonnette, dans une soirée par ailleurs 100% instrumentale. Deux fois pour des balades irlandaises, et une troisième fois plus surprenante pour un blues aussi réussi qu’original (imaginez un blues avec un solo de violon au milieu!). Abandonnant son accordéon le temps d’un morceau, elle nous a prouvé qu’elle était aussi multi-instrumentiste, lors d’un solo de tin whistle (petite flute traditionnelle) réellement virtuose. Enfin, n’oubliant pas où elle était invitée, elle a gratifié le public d’une valse aux accents typiquement français, sur laquelle un couple s’est pris à danser.Au théâtre Mohammed V, le public a eu l’occasion d’apprécier Ute Lemper. Un voyage musical et poétique à travers le temps, où se mêlent la nostalgie du Berlin d’hier – dont les airs du duo Weill-Brecht – et une traversée des années parisiennes, d’Édith Piaf à Jacques Brel, en passant par quelques-unes de ses propres compositions.

A la Villa des Arts, c’est la chanson arabe classique qui était à l’honneur en cette soirée du jeudi avec la chanteuse Samar Kammouj. La libanaise qui possède un timbre de voix unique a chanté des morceaux composés par Riad Sombati de son vivant.

Les fanfares continuent leur tournée dans les rues de la capitale. C’est un public nombreux qui a fait la découverte de Carros De Foc Theatre, Ziyara, la Banda del Surdo, Ahl Twa et Zuruba.
Le meilleur de ce Festival est encore à venir avec des moments forts à partir d’aujourd’hui sur toutes les scènes. Des occasions uniques à ne pas rater. Le tout gracieusement offert par Mawazine, Rythmes du Monde.
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